Le Brent rebondit à 98,35 $ après de nouvelles frappes américaines sur l'Iran
Le baril de Brent s'échange à 98,35 dollars ce mardi 26 mai 2026 à la mi-journée, en hausse de 2,3 % sur la séance après une ouverture à 97,12 dollars. La référence européenne reprend une hausse modérée après des frappes américaines menées dans la nuit sur le territoire iranien, qui ravivent la prime de risque géopolitique alors que les pourparlers semblaient progresser.
La séance a évolué dans une fourchette comprise entre 97,12 et 100,12 dollars, illustrant la nervosité d'un marché tiraillé entre espoirs diplomatiques et craintes d'escalade.
Les frappes américaines relancent la prime de risque
Selon le Centcom, les frappes ont visé des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes soupçonnées de poser des mines près de Bandar Abbas. L'opération intervient après plusieurs semaines d'accalmie relative depuis le cessez-le-feu du 8 avril et alors que de hauts responsables iraniens étaient à Doha la veille pour faire avancer les négociations.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de GNL, reste l'épicentre du risque, comme le rappelait déjà la séquence du 19 mai. La perspective d'un retour à la normale sur cette artère stratégique reste suspendue à l'issue des discussions américano-iraniennes, alors que Donald Trump avait fixé un ultimatum de quelques jours il y a une semaine. Le choc se diffuse au-delà du brut : le PMI Flash composite français est tombé à 43,5 en mai, un plus bas depuis novembre 2020, les entreprises pointant l'impact du conflit sur leurs coûts énergétiques.
Une trajectoire encore très éloignée des sommets d'avril
Malgré le rebond du jour, le Brent reste en repli de 11,6 % sur une semaine et de 22,9 % sur un mois, après avoir dépassé les 126 dollars plusieurs fois au mois d'avril, avec un point haut à 127,61 dollars.
Quant à savoir si le prix du baril pourra durablement baisser, la dynamique reste incertaine : le Brent a gagné plus de 50 % depuis le début des hostilités et le marché semble désormais uniquement guidé par les nouveaux rebondissements quotidiens que par des anticipations de moyen terme. Il reste toutefois à 31,7 % de son record historique de 143,95 dollars mais bien au-dessus du plus bas annuel de 59,93 dollars touché dans l'année écoulée.