Stages en finance : la filière reine des rémunérations en 2025
La finance au sommet des rémunérations
Selon l’étude 2025 de JobTeaser, les stages en gestion d’actifs se hissent en tête du classement avec 1 593 euros mensuels, soit +34 % au-dessus de la moyenne nationale. Les fonctions de conseil et stratégie suivent de près (1 499 euros, +26 %), confirmant la prime donnée aux secteurs financiers et parafinanciers. En comparaison, la programmation (1 325 €) reste attractive, mais loin derrière les standards de rémunération du monde bancaire et des cabinets de conseil. Pour un étudiant, décrocher un stage en finance de marché, en asset management ou en M&A reste donc le meilleur moyen d’obtenir une rémunération élevée dès l’entrée dans la vie active.
Un marché compétitif mais inégal
La finance illustre aussi l’écart grandissant entre secteurs. Alors que les stages en communication plafonnent à 986 euros et ceux en service client à 891 euros, les étudiants qui visent les métiers financiers peuvent quasiment doubler leur rémunération mensuelle. Autre constat : l’Île-de-France, où se concentrent les grandes banques et les asset managers, offre une rémunération moyenne de 1 221 euros (+15 % vs région). Les grands groupes financiers accentuent cet avantage, avec un différentiel de +13 % par rapport aux PME.
Transparence et attractivité : les nouvelles règles du jeu
Dans un secteur où la concurrence pour attirer les meilleurs profils est féroce, la transparence salariale devient un levier stratégique. L’étude révèle qu’afficher la rémunération d’un stage accroît les candidatures de +28 % en moyenne, et même de +80 % pour les profils ingénieurs, très prisés par la finance quantitative et la gestion des risques. Autre surprise : malgré des salaires légèrement inférieurs, les PME financières séduisent, recevant en moyenne 2,5 fois plus de candidatures par offre que les grands groupes, grâce à une promesse de proximité et de responsabilités élargies.
En 2025, la finance confirme son statut de filière d’excellence pour les étudiants en stage : forte rémunération, attractivité des grandes métropoles et compétition accrue pour attirer les talents. Mais la bataille se joue désormais aussi sur un autre terrain : celui de la transparence et de l’expérience stagiaire, devenue déterminante pour séduire la génération Z.