SCPI CREDIT MUTUEL PIERRE 1 :
une SCPI de bureaux franciliens sous pression, entre décotes successives et occupation en recul
Prix d’achat
Juste valeur
Écart : -2.1 % vs reconstitution
Indice de tensions (ITS)
0,50
Tensions modérées
Données clés
- Taux de distribution 2025 : 4,49 %
- Taux d’occupation financier : 83,50 %
- Durée moyenne des baux : 3,7 ans
- Capitalisation : 800,91 M€
- Nombre d’immeubles : 66
- Diversification : Diversifiée
- Position du prix : Juste valeur
Positionnement vs marché SCPI
Rendement
dans la moyenne
Occupation
dans la moyenne
Valorisation
juste valeur
Visibilité locative
inférieur
Diversification
diversifiée
Prix des parts
stable
Ligne pointillée = moyenne du marché
Général
| Société de gestion | LA FRANCAISE AM |
| Nom SCPI | CREDIT MUTUEL PIERRE 1 |
| Document | bulletin_trimestriel |
| Création | Juin 1973 |
| Période | T4 2025 |
| Début / fin période | 01/10/2025 → 31/12/2025 |
| Publication | 27/02/2026 |
Performance
| Taux de distribution brut | 4,49% |
| Dividende trimestriel | 2,13 € |
| Dividende annuel | 8,52 € |
| Performance brute globale annuelle | 4,00% |
| TRI 10 ans | 0,97 % |
| TRI 15 ans | 2,52 % |
| TRI 20 ans | - % |
Prix & valeurs
| Prix de souscription | 215,00 € |
| Prix de retrait | 197,80 € |
| Valeur de réalisation | 179,26 € |
| Date valeur réalisation | 31-12-2025 |
| Valeur de reconstitution | 219,50 € |
| Date valeur reconstitution | 31-12-2025 |
Performances annuelles
Dernière mise à jour : 27/02/2026 (T4 2025)
Historique du taux de distribution
| Année | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux de distribution | 4,49 % | 4,52 % | 4,04 % | 4,20 % | 4,20 % | 4,20 % | 4,20 % | 4,20 % | 4,20 % |
Score de lecture factuel
Rendement : trajectoire en trompe-l'œil. Le taux de distribution remonte mécaniquement (4,49 % en 2025) sous l'effet d'un prix de part en forte baisse (–24,6 % depuis 2022), alors que le dividende a reculé de 11,6 % sur la même période. La dynamique de rendement réel est en inflexion baissière.
Valorisation : tension observable. La valeur de reconstitution a perdu 27,7 % en trois ans (de 303,39 € à 219,50 €), entraînant trois ajustements successifs du prix de part. L'écart actuel entre prix de souscription (215 €) et valeur de reconstitution (219,50 €) est de –2,1 %, soit une décote modérée.
Exploitation : dégradation marquée. Le TOF à 83,5 % se situe bien en dessous du seuil de 90 %, en recul de 5 points par rapport à la période précédente. La durée résiduelle des baux de 3,7 ans offre une visibilité limitée sur les revenus locatifs.
Diversification : concentration marquée. Le patrimoine repose à 85 % sur les bureaux et à 73,6 % sur l'Île-de-France. Le nombre de locataires (72) rapporté au nombre d'immeubles (66) traduit une granularité locative faible. L'exposition internationale reste marginale (3,97 %).
Liquidité : tension croissante. Les parts en attente de retrait ont augmenté de 42,6 % (de 275 775 à 393 340 parts), représentant environ 10,6 % de la capitalisation. Ce niveau traduit une pression significative sur le marché secondaire.
Valorisation : tension observable. La valeur de reconstitution a perdu 27,7 % en trois ans (de 303,39 € à 219,50 €), entraînant trois ajustements successifs du prix de part. L'écart actuel entre prix de souscription (215 €) et valeur de reconstitution (219,50 €) est de –2,1 %, soit une décote modérée.
Exploitation : dégradation marquée. Le TOF à 83,5 % se situe bien en dessous du seuil de 90 %, en recul de 5 points par rapport à la période précédente. La durée résiduelle des baux de 3,7 ans offre une visibilité limitée sur les revenus locatifs.
Diversification : concentration marquée. Le patrimoine repose à 85 % sur les bureaux et à 73,6 % sur l'Île-de-France. Le nombre de locataires (72) rapporté au nombre d'immeubles (66) traduit une granularité locative faible. L'exposition internationale reste marginale (3,97 %).
Liquidité : tension croissante. Les parts en attente de retrait ont augmenté de 42,6 % (de 275 775 à 393 340 parts), représentant environ 10,6 % de la capitalisation. Ce niveau traduit une pression significative sur le marché secondaire.
Prix de souscription vs valeur de reconstitution
Comparaison annuelle entre le prix payé par l’investisseur et la valeur économique du patrimoine.
Patrimoine
Répartition géographique
Typologie des actifs
Parc immobilier
| Nombre d’immeubles | 66 |
| Nombre de locataires | 72 |
| Surface totale | 259 013 m² |
| Durée des baux | 3.7 ans |
Occupation & dette
| TOF | 83,50 % |
| Taux d’endettement | 22,58 % |
| Capitalisation | 800,91 M€ |
Liquidité
Mouvements
| Collecte | ND |
Retraits
| Nb parts en retrait | 393340 |
ESG
| Classification SFDR | article 9 |
| Label ISR | Non |
Analyse
Crédit Mutuel Pierre 1 est une SCPI gérée par La Française AM, classifiée article 9 au sens du règlement SFDR. L'analyse porte sur les données disponibles de 2017 à 2025, couvrant les indicateurs de rendement, de valorisation, d'exploitation, de diversification et de liquidité. L'ensemble des constats repose exclusivement sur les chiffres fournis.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution affiché en 2025 s'établit à 4,49 %, après 4,52 % en 2024 et 4,04 % en 2023. Ce niveau, pris isolément, ne permet pas d'évaluer la qualité de la SCPI, car il résulte du rapport entre le dividende versé et le prix de souscription. Or la lecture croisée de ces deux variables révèle une dynamique singulière. De 2017 à 2021, le taux de distribution est resté stable à 4,20 %, soutenu par un dividende constant de 11,97 € et un prix de part inchangé à 285 €. En 2022, le dividende a été ramené à 11,40 € puis à 10,58 € en 2024, soit une baisse cumulée de 11,6 % par rapport au niveau de 2017. Parallèlement, le prix de part a été abaissé de 285 € à 265 € en 2023, puis à 215 € en 2025, soit une diminution de 24,6 %. C'est donc essentiellement la contraction du prix de souscription, plus rapide que celle du dividende, qui explique la remontée mécanique du taux de distribution en 2024 et 2025. Il convient de rappeler que les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Analyse de la valorisation
La valeur de reconstitution constitue un repère essentiel pour évaluer l'écart entre le prix payé par le souscripteur et la valeur estimée du patrimoine. En 2022, cette valeur s'établissait à 303,39 €, alors que le prix de part était fixé à 285 €, soit un écart positif de 6,5 % en faveur du souscripteur. Depuis, la trajectoire s'est inversée de manière prononcée : la valeur de reconstitution a chuté à 267,79 € en 2023 (–11,7 %), puis à 235,55 € en 2024 (–12,0 %), et à 219,50 € sur la période 2025 (–6,8 %). En trois ans, la valeur de reconstitution a perdu 27,7 %, passant de 303,39 € à 219,50 €. Le prix de souscription actuel de 215 € se situe 2,1 % en dessous de la valeur de reconstitution de 219,50 €, ce qui traduit une décote modérée pour le souscripteur. Toutefois, la trajectoire descendante de la valeur de reconstitution, qui a motivé trois ajustements successifs du prix de part, constitue un signal observable de dépréciation du patrimoine sous-jacent.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier (TOF) s'établit à 83,5 % en 2025, contre 88,5 % sur la période antérieure, soit une baisse de 5 points. Ce niveau se situe nettement en dessous du seuil de 90 %, ce qui traduit une vacance financière significative touchant plus d'un sixième des revenus locatifs potentiels. Le patrimoine se compose de 66 immeubles pour une surface totale de 259 013 m², avec 72 locataires. Le ratio de locataires par immeuble, légèrement supérieur à un, indique une structure locative peu granulaire. La durée résiduelle moyenne des baux est de 3,7 ans, un niveau qui limite la visibilité sur les flux locatifs à moyen terme, sans toutefois préjuger de la qualité des locataires en place.
La répartition géographique est fortement concentrée sur l'Île-de-France : Paris représente 21,68 % du patrimoine et le reste de l'Île-de-France 51,89 %, soit un poids combiné de 73,57 %. Les régions françaises comptent pour 22,46 %, tandis que l'international reste marginal avec 3,88 % en Allemagne et 0,09 % en Espagne. Du côté de la typologie, les bureaux représentent 85,05 % des actifs, les commerces 13,00 % et l'hôtellerie-tourisme-loisirs 1,95 %. Cette double concentration — géographique sur l'Île-de-France et sectorielle sur les bureaux — expose le portefeuille aux dynamiques spécifiques de ce segment, dont la vacance observée à 83,5 % de TOF peut être une illustration directe.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation de Crédit Mutuel Pierre 1 s'élève à 800,91 M€, un niveau qui traduit une taille significative mais en recul implicite compte tenu des baisses successives du prix de part. Le taux d'endettement atteint 22,58 %, un niveau qui, en contexte de dépréciation du patrimoine, mérite d'être mis en regard de la valeur des actifs sous-jacents.
L'indicateur de liquidité le plus marquant concerne le volume de parts en attente de retrait. Celui-ci s'établit à 393 340 parts en 2025, contre 275 775 parts sur la période antérieure, soit une augmentation de 42,6 %. Ce chiffre, rapporté à la capitalisation et au prix de part actuel, représente un volume d'environ 84,6 M€ en attente de cession, soit plus de 10 % de la capitalisation totale. Cette progression significative constitue un indicateur de tension observable sur la liquidité du marché secondaire de cette SCPI.
Synthèse des constats
Les données de Crédit Mutuel Pierre 1 révèlent une cohérence interne entre les différents signaux observés. La dépréciation continue de la valeur de reconstitution (–27,7 % entre 2022 et 2025) est cohérente avec la baisse du TOF de 88,5 % à 83,5 %, qui reflète une difficulté croissante à maintenir les revenus locatifs sur un patrimoine composé à 85 % de bureaux et concentré à 73,6 % en Île-de-France. La baisse du dividende de 11,97 € à un niveau implicite autour de 9,65 € (calculé à partir du taux de 4,49 % appliqué au prix de 215 €) confirme l'érosion des revenus. La hausse apparente du taux de distribution est un effet mécanique de la contraction plus rapide du prix de part que du dividende. L'augmentation de 42,6 % des parts en attente de retrait traduit une pression vendeuse croissante. La classification article 9 au sens du SFDR positionne la SCPI sur un engagement de durabilité, dont la traduction concrète dans les indicateurs fournis ne peut être davantage analysée en l'absence de données complémentaires. Les rendements passés ne sont pas un indicateur fiable des rendements futurs.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution affiché en 2025 s'établit à 4,49 %, après 4,52 % en 2024 et 4,04 % en 2023. Ce niveau, pris isolément, ne permet pas d'évaluer la qualité de la SCPI, car il résulte du rapport entre le dividende versé et le prix de souscription. Or la lecture croisée de ces deux variables révèle une dynamique singulière. De 2017 à 2021, le taux de distribution est resté stable à 4,20 %, soutenu par un dividende constant de 11,97 € et un prix de part inchangé à 285 €. En 2022, le dividende a été ramené à 11,40 € puis à 10,58 € en 2024, soit une baisse cumulée de 11,6 % par rapport au niveau de 2017. Parallèlement, le prix de part a été abaissé de 285 € à 265 € en 2023, puis à 215 € en 2025, soit une diminution de 24,6 %. C'est donc essentiellement la contraction du prix de souscription, plus rapide que celle du dividende, qui explique la remontée mécanique du taux de distribution en 2024 et 2025. Il convient de rappeler que les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Analyse de la valorisation
La valeur de reconstitution constitue un repère essentiel pour évaluer l'écart entre le prix payé par le souscripteur et la valeur estimée du patrimoine. En 2022, cette valeur s'établissait à 303,39 €, alors que le prix de part était fixé à 285 €, soit un écart positif de 6,5 % en faveur du souscripteur. Depuis, la trajectoire s'est inversée de manière prononcée : la valeur de reconstitution a chuté à 267,79 € en 2023 (–11,7 %), puis à 235,55 € en 2024 (–12,0 %), et à 219,50 € sur la période 2025 (–6,8 %). En trois ans, la valeur de reconstitution a perdu 27,7 %, passant de 303,39 € à 219,50 €. Le prix de souscription actuel de 215 € se situe 2,1 % en dessous de la valeur de reconstitution de 219,50 €, ce qui traduit une décote modérée pour le souscripteur. Toutefois, la trajectoire descendante de la valeur de reconstitution, qui a motivé trois ajustements successifs du prix de part, constitue un signal observable de dépréciation du patrimoine sous-jacent.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier (TOF) s'établit à 83,5 % en 2025, contre 88,5 % sur la période antérieure, soit une baisse de 5 points. Ce niveau se situe nettement en dessous du seuil de 90 %, ce qui traduit une vacance financière significative touchant plus d'un sixième des revenus locatifs potentiels. Le patrimoine se compose de 66 immeubles pour une surface totale de 259 013 m², avec 72 locataires. Le ratio de locataires par immeuble, légèrement supérieur à un, indique une structure locative peu granulaire. La durée résiduelle moyenne des baux est de 3,7 ans, un niveau qui limite la visibilité sur les flux locatifs à moyen terme, sans toutefois préjuger de la qualité des locataires en place.
La répartition géographique est fortement concentrée sur l'Île-de-France : Paris représente 21,68 % du patrimoine et le reste de l'Île-de-France 51,89 %, soit un poids combiné de 73,57 %. Les régions françaises comptent pour 22,46 %, tandis que l'international reste marginal avec 3,88 % en Allemagne et 0,09 % en Espagne. Du côté de la typologie, les bureaux représentent 85,05 % des actifs, les commerces 13,00 % et l'hôtellerie-tourisme-loisirs 1,95 %. Cette double concentration — géographique sur l'Île-de-France et sectorielle sur les bureaux — expose le portefeuille aux dynamiques spécifiques de ce segment, dont la vacance observée à 83,5 % de TOF peut être une illustration directe.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation de Crédit Mutuel Pierre 1 s'élève à 800,91 M€, un niveau qui traduit une taille significative mais en recul implicite compte tenu des baisses successives du prix de part. Le taux d'endettement atteint 22,58 %, un niveau qui, en contexte de dépréciation du patrimoine, mérite d'être mis en regard de la valeur des actifs sous-jacents.
L'indicateur de liquidité le plus marquant concerne le volume de parts en attente de retrait. Celui-ci s'établit à 393 340 parts en 2025, contre 275 775 parts sur la période antérieure, soit une augmentation de 42,6 %. Ce chiffre, rapporté à la capitalisation et au prix de part actuel, représente un volume d'environ 84,6 M€ en attente de cession, soit plus de 10 % de la capitalisation totale. Cette progression significative constitue un indicateur de tension observable sur la liquidité du marché secondaire de cette SCPI.
Synthèse des constats
Les données de Crédit Mutuel Pierre 1 révèlent une cohérence interne entre les différents signaux observés. La dépréciation continue de la valeur de reconstitution (–27,7 % entre 2022 et 2025) est cohérente avec la baisse du TOF de 88,5 % à 83,5 %, qui reflète une difficulté croissante à maintenir les revenus locatifs sur un patrimoine composé à 85 % de bureaux et concentré à 73,6 % en Île-de-France. La baisse du dividende de 11,97 € à un niveau implicite autour de 9,65 € (calculé à partir du taux de 4,49 % appliqué au prix de 215 €) confirme l'érosion des revenus. La hausse apparente du taux de distribution est un effet mécanique de la contraction plus rapide du prix de part que du dividende. L'augmentation de 42,6 % des parts en attente de retrait traduit une pression vendeuse croissante. La classification article 9 au sens du SFDR positionne la SCPI sur un engagement de durabilité, dont la traduction concrète dans les indicateurs fournis ne peut être davantage analysée en l'absence de données complémentaires. Les rendements passés ne sont pas un indicateur fiable des rendements futurs.