AB Science : brevet américain sur le masitinib accordé jusqu'en 2042
AB Science annonce mercredi l'obtention d'un brevet américain protégeant le masitinib jusqu'en mai 2042 pour le traitement du cancer de la prostate métastatique hormono-résistant (mCRPC). Cette protection s'ajoute à la couverture déjà accordée en Europe et à des demandes équivalentes dans d'autres grands marchés internationaux.
Un brevet protégeant jusqu'en 2042 une molécule phare de la biotech parisienne
L'Office américain des brevets a délivré un brevet (US 12 648 944) relatif aux méthodes de traitement du cancer de la prostate métastatique hormono-résistant avec le masitinib, la molécule phare d'AB Science. La protection accordée s'étend jusqu'en mai 2042. Ce nouveau brevet américain complète la couverture déjà en vigueur en Europe (EP4175639). Des demandes équivalentes ont également été déposées dans d'autres grands marchés internationaux.
Le masitinib en association avec la chimiothérapie de référence
Le brevet protège spécifiquement l'utilisation du masitinib chez une sous-population de patients atteints de mCRPC présentant une faible atteinte métastatique, mesurée par le taux de phosphatase alcaline à l'inclusion. Le masitinib est administré en association avec le docétaxel, seul médicament de chimiothérapie enregistré pour cette indication. Aucun médicament en association ou en remplacement du docétaxel n'a amélioré la survie sans progression ou la survie globale au cours des 20 dernières années. Le masitinib figure parmi les rares molécules ayant généré des données positives sur la survie sans progression en association avec le docétaxel dans cette population.
Des données cliniques soutenant l'efficacité du positionnement
L'étude AB12003, essai de phase 3 en double aveugle contrôlé par placebo, a démontré le bénéfice significatif du masitinib à la dose de 6,0 mg/kg/jour associé au docétaxel chez les patients atteints de mCRPC avec un taux de phosphatase alcaline inférieur ou égal à 250 UI/mL. Le hazard ratio pour la survie sans progression s'établit à 0,79 (intervalle de confiance 0,64-0,97, p = 0,0087), correspondant à une réduction du risque de progression de 21 % par rapport au contrôle. L'effet s'avère plus important chez les patients présentant un niveau de phosphatase alcaline plus faible à l'inclusion, reflétant une maladie métastatique moins avancée, avec une réduction du risque de progression de 47 % chez ceux avec un taux inférieur ou égal à 100 UI/mL (hazard ratio 0,53, p = 0,002). Le profil de tolérance s'est révélé acceptable, sans nouveau signal de sécurité détecté.