Clairefontaine : chiffre d'affaires en recul de 3,3 % au premier semestre, résultat net en hausse
Le fabricant de papeterie basé à Étival-Clairefontaine a publié des comptes semestriels qui combinent un chiffre d'affaires en baisse et une amélioration de sa rentabilité.
Sur des marchés du papier et de la papeterie orientés à la baisse, le groupe a vu son résultat opérationnel et son résultat net progresser par rapport au premier semestre 2025, un mouvement porté en partie par un élément exceptionnel.
Un chiffre d'affaires de 380,6 millions d'euros pour un résultat net de 10 millions
Au premier semestre 2026, le chiffre d'affaires du groupe s'est établi à 380,648 millions d'euros, contre 393,698 millions un an plus tôt, soit un recul de 3,3 %.
Le résultat opérationnel a progressé à 13,358 millions d'euros, contre 11,625 millions au premier semestre 2025. Ce montant intègre une plus-value immobilière de 2,4 millions d'euros réalisée dans la division transformation.
Le résultat net après impôt s'est élevé à 10,062 millions d'euros, contre 6,518 millions un an plus tôt. Le bénéfice par action ressort à 8,89 euros, contre 5,76 euros au premier semestre 2025.
Le papier soutient les résultats, la transformation revient à l'équilibre opérationnel
Par activité, le pôle papier a dégagé un chiffre d'affaires de 176,007 millions d'euros et un résultat opérationnel de 12,310 millions, contre 14,952 millions au premier semestre 2025. Le marché européen des papiers non couchés sans bois a reculé de 3 % sur la période, tandis que les volumes des quatre papeteries sont restés globalement stables. Le groupe indique que la hausse des prix des matières premières et de l'énergie, conjuguée aux surcapacités du marché, pèse sur les marges.
Le pôle transformation a réalisé un chiffre d'affaires de 276,868 millions d'euros et un résultat opérationnel de 1,402 million, contre une perte de 1,059 million un an plus tôt. Sur un marché français de la papeterie en baisse de 2,2 % au premier semestre selon GfK, l'activité affiche un chiffre d'affaires globalement stable, porté par des gains de parts de marché et le développement du commerce en ligne.
Une trésorerie de 127,5 millions d'euros et des perspectives prudentes
Au 30 juin 2026, la trésorerie et les équivalents de trésorerie s'établissaient à 127,546 millions d'euros, contre 184,950 millions au 31 décembre 2025. L'endettement brut atteignait 199,960 millions d'euros, dont 49,341 millions de dettes locatives issues de la capitalisation des baux, portant l'endettement net à 72,414 millions d'euros.
Sur les perspectives, le groupe n'anticipe pour l'heure aucune amélioration dans la division papier, où les marges pourraient se dégrader. Pour la transformation, la direction indique rester prudente au second semestre. Elle précise que les volumes de réassort après la rentrée scolaire ont été décevants en France et que l'amélioration des résultats restera limitée par une demande atone sur plusieurs marchés européens, la réorganisation en cours et la pression sur les marges. Les priorités affichées restent le contrôle des coûts, la préservation des marges et un retour progressif à l'équilibre des filiales les plus fragiles.