Coty : bénéfice net en hausse de 64 % au premier trimestre, mais l'EBITDA ajusté recule de 7 %
Coty a publié le 4 novembre 2026 les résultats du premier trimestre de son exercice 2027, clos le 30 septembre. Le résultat net part du groupe progresse de 64 %, à 106,2 M$, et le BPA ajusté atteint 0,16 dollar contre 0,12 dollar un an plus tôt, en hausse de 33 %. L'EBITDA ajusté recule en revanche de 7 %, à 274,2 M$.
Une partie de l'écart se lit sous la ligne opérationnelle. Le résultat net intègre un gain de 14,8 M$ lié à la réévaluation à la valeur de marché d'un swap sur actions, contre une charge de 26,5 M$ un an plus tôt. Le BPA ajusté comprend ainsi un effet positif de 0,01 dollar, contre un effet négatif de 0,03 dollar.
Ce BPA ajusté dépasse la moyenne de 0,12 dollar attendue par les analystes. Le chiffre d'affaires, à 1 555,2 M$, recule de 1 % en données publiées et de 2 % à données comparables, contre 1 577,2 M$ un an plus tôt.
Marge brute et marge d'EBITDA ajusté en recul de 1,2 point
La rentabilité opérationnelle recule à tous les niveaux. La marge brute, identique en données publiées et ajustées, baisse de 1,2 point, à 63,3 %.
Le groupe l'explique par la hausse des coûts de fret et de matières liée au conflit au Moyen-Orient, ainsi que par des dépréciations de stocks excédentaires ou obsolètes plus élevées, conséquence de prévisions de demande trop élevées.
Ce recul se transmet aux agrégats suivants. La marge d'EBITDA ajusté perd 1,2 point, à 17,6 %, et la marge d'exploitation ajustée cède 1 point, à 14,2 %, pour un résultat d'exploitation ajusté de 220,5 M$ contre 240,5 M$. Le groupe attribue cette baisse à des ventes et une marge brute en repli.
Sur une base comptable, le résultat d'exploitation passe de 185 M$ à 170,4 M$, en baisse de 8 %. La marge d'exploitation recule de 0,7 point, à 11 %.
Les six marques de prestige clés progressent, la grande consommation creuse sa perte
La division Prestige, qui représente 68 % des ventes, recule de 1 % à 1 058,4 M$, en données publiées comme comparables.
À l'intérieur, les six marques clés (Hugo Boss, Burberry, Calvin Klein, Marc Jacobs, Chloé et Kylie Cosmetics) progressent de 5 % à données comparables, après un recul de 6 % au premier semestre de l'exercice 2026. Elles pèsent 73 % des ventes de la division.
Le résultat d'exploitation de Prestige progresse de 1 %, à 211 M$, soit une marge de 19,9 %. Coty a par ailleurs prolongé sa licence Marc Jacobs, portée à une durée de 40 ans, dans le cadre d'un partenariat engagé en 2003.
La division grande consommation (32 % des ventes) recule de 2 % en données publiées, à 496,8 M$, et de 3 % à données comparables, contre une baisse de 8 % au premier semestre de l'exercice 2026. Sa perte d'exploitation s'élargit toutefois, à 24,1 M$ contre 7,7 M$ un an plus tôt.
Dette financière nette ramenée à 2 576,4 M$, nouveau recul de l'EBITDA ajusté attendu
La génération de trésorerie progresse. Les flux de trésorerie d'exploitation atteignent 130,4 M$ contre 65,2 M$, et le free cash-flow 84,6 M$ contre 11,2 M$, porté selon la directrice financière Soraya Benchikh par une meilleure gestion des fournisseurs et des créances clients.
Avec un premier versement de 250 M$ issu de la cession de Gucci Beauty, la dette financière nette est ramenée à 2 576,4 M$ au 30 septembre, contre 2 912,1 M$ au 30 juin.
Le ratio de dette nette sur EBITDA ajusté s'établit à 3,1 fois. Le groupe sort d'un exercice 2026 soldé par une perte nette de 604,8 M$, selon les comptes publiés le 19 août 2026.
Pour le deuxième trimestre, Coty anticipe un recul de ses ventes à données comparables d'un pourcentage à un chiffre faible, un effet de change défavorable du même ordre et une baisse de l'EBITDA ajusté d'un pourcentage à un chiffre élevé. Le BPA ajusté hors swap sur actions est attendu entre 0,16 et 0,18 dollar.
Le groupe vise plus de 300 M$ de free cash-flow sur le premier semestre et prévoit d'achever sa revue stratégique d'ici la fin de l'année civile 2026. Markus Strobel, président exécutif et directeur général par intérim, a souligné que le groupe a « encore du travail pour transformer ces premiers signes de reprise en redressement généralisé ».