Ecoslops : le CA progresse de 21 % au S1 2026, mais les volumes reculent
Ecoslops a publié un chiffre d'affaires de 7,3 M€ au premier semestre 2026, en progression de 21 % par rapport à la même période de 2025. Une hausse en demi-teinte : elle repose en grande partie sur une flambée des cours pétroliers (effet prix +35 %), tandis que les volumes commercialisés ont reculé de 10 % et les quantités produites ont baissé de 14 %, freinées par des opérations de maintenance décalées. Parallèlement, l'endettement net s'est alourdi de 1,7 M€ en six mois.
Croissance notamment portée par les prix, volumes en contraction
Le groupe a bénéficié d'un contexte pétrolier moyen favorable sur le semestre. Le baril en euros a progressé de 15 % entre le S1 2025 et le S1 2026, avec des mouvements hétérogènes : repli de 23 % en janvier/février, rebond de 38 % de mars à juin, consécutif au déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Sur l'activité Produits raffinés, le chiffre d'affaires a progressé de 25 %, mais cette croissance résulte d'une décomposition contrastée : effet prix de +35 % tiré par les cours du gasoil, compensé partiellement par un effet volume de -10 %.
Les quantités produites se sont contractées de 14 %, passant de 13 038 tonnes au S1 2025 à 11 264 tonnes au S1 2026. Cette baisse est attribuée à des opérations de maintenance engagées plus tôt qu'en 2025. Le groupe anticipe que ce décalage sera entièrement rattrapé d'ici la fin du mois de juillet 2026.
Trésorerie resserrée, endettement net en hausse
Au 30 juin 2026, la trésorerie totale du groupe atteint 3,8 M€, dont 2,9 M€ de trésorerie disponible (le solde comprenant une avance conditionnée de 0,8 M€ sur subvention d'investissements, remboursable au second semestre 2026).
L'endettement net s'est dégradé, passant de 11,9 M€ au 31 décembre 2025 à 13,6 M€ au 30 juin 2026, soit une augmentation de 1,7 M€ en six mois. Cette détérioration est imputable à un besoin en fonds de roulement accru de 1,2 M€, lui-même résultant du niveau des cours pétroliers à la clôture de la période. Le financement de l'exploitation sur fonds propres s'en trouve davantage contraint.