Étude Pluxee : 87 % des salariés attachés à leur entreprise, l'IA rassure
Le spécialiste des avantages salariés a rendu publique le 22 septembre 2026 la seconde édition de son étude internationale sur l'engagement au travail. Menée par Ipsos auprès de 11 000 salariés dans 14 pays, elle est analysée par Jean-Baptiste Barféty et Antoine Solom.
Trois paradoxes révélés par l'enquête
Selon l'étude publiée par Pluxee, réalisée par Ipsos en mai 2026 auprès de 11 000 salariés dans 14 pays, trois paradoxes structurent l'engagement des salariés. Le travail occupe une place moins centrale dans la vie des salariés, mais leur attachement à leur entreprise se renforce.
Malgré une pression financière persistante, les salariés se disent prêts à quitter un emploi qui ne les intéresse plus. Et bien que l'intelligence artificielle soit appelée à transformer profondément leurs métiers, elle suscite davantage d'enthousiasme que de crainte.
Les pays couverts sont la Belgique, le Brésil, le Chili, la Colombie, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Italie, le Mexique, la Roumanie, l'Espagne, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les réponses de l'Inde ont été exclues de l'analyse mondiale consolidée en raison de profils de réponse distincts.
Inflation, attachement à l'entreprise et perception de l'IA
D'après l'étude, l'inflation et le pouvoir d'achat constituent la première préoccupation des salariés, citée par 70 % d'entre eux au niveau mondial (74 % en France), dont 25 % déclarant ne pas pouvoir s'empêcher d'y penser. La satisfaction professionnelle atteint 7,6 sur 10 en moyenne, contre 7,3 sur 10 pour la satisfaction de vie globale.
87 % des salariés affirment aimer ou apprécier leur entreprise, en hausse de 4 points par rapport à 2025. Par ailleurs, 33 % des salariés au niveau mondial entendent rester dans leur entreprise tant que leur emploi reste intéressant, en hausse de 6 points depuis 2025 (40 % en France, en hausse de 10 points).
Sur l'intelligence artificielle, 65 % des salariés expriment une attitude positive quant à son usage au travail (51 % en France), dont 40 % déclarant l'apprécier. Selon l'étude, 40 % se disent confiants dans le fait que leur emploi ne disparaîtra pas du fait de l'IA et 42 % estiment qu'elle transformera positivement le contenu de leur travail. Aurélien Sonet, directeur général de Pluxee, souligne que les salariés voient dans l'IA une opportunité plutôt qu'une menace.