Heineken : volumes en hausse de 4,8 % au troisième trimestre, objectif annuel maintenu
Heineken a enregistré au troisième trimestre 2026 une croissance organique de ses volumes de 4,8 %, contre 2,7 % en cumul depuis le début de l'année. Les quatre régions du groupe ont contribué à cette progression, en volume comme en chiffre d'affaires.
Le brasseur a maintenu, le 28 octobre 2026, son objectif d'une hausse organique de 2 % à 6 % de son résultat opérationnel pour l'exercice. La composition de la croissance s'est toutefois modifiée : le prix-mix à géographie constante a progressé de 1,8 % sur le trimestre, contre 2,4 % depuis janvier.
Volumes en hausse organique de 4,8 %, chiffre d'affaires net de 8 090 M€
Le volume total a atteint 76,0 millions d'hectolitres, en hausse de 6,2 % en données publiées et de 4,8 % en organique. Les volumes consolidés ont progressé de 3,9 % (1,6 % depuis le début de l'année) et les volumes sous licence de 19,5 % (21,8 % en cumul).
Le chiffre d'affaires IFRS s'est établi à 9 558 M€, en hausse de 9,7 %. Le chiffre d'affaires net beia, indicateur retenu par le groupe pour ses commentaires, a atteint 8 090 M€, en croissance organique de 4,6 %, contre 3,4 % depuis le début de l'année.
Heineken indique par ailleurs avoir gagné ou conservé des parts de marché dans plus des deux tiers de ses marchés au cours du trimestre.
Croissance portée par les volumes, marques mondiales et segment premium
Le chiffre d'affaires net par hectolitre a progressé de 0,7 % sur le trimestre, contre 1,7 % depuis le début de l'année. Cette progression s'appuie ainsi davantage sur les volumes consolidés (+3,9 %) que sur l'effet prix et mix, dont la contribution ralentit par rapport au cumul annuel.
Par segment, les volumes du premium ont augmenté de 11,5 %. Les marques mondiales ont progressé de 9,9 % (6,9 % depuis janvier), toutes les cinq étant en croissance, dont Heineken à +9,7 % (6,8 % en cumul).
Le segment grand public a progressé de 2,4 %, contre 0,3 % depuis le début de l'année, avec une meilleure tenue des marques locales selon le groupe. Les bières sans alcool ou à faible teneur en alcool ont enregistré une croissance à deux chiffres, menée par Heineken 0.0 et Heineken Ultimate.
Les boissons hors bière ont progressé de l'ordre de 15 %, soutenues par les nouveautés Desperados. Le groupe qualifie cette croissance de « mid teens », sans chiffre précis.
Sur le plan géographique, l'Afrique et le Moyen-Orient ont maintenu leur croissance, tandis que l'Asie-Pacifique a conservé sa dynamique. Le groupe précise que les Amériques ont renoué avec la croissance sur une base de comparaison plus favorable, et que l'Europe a bénéficié de comparatifs moins exigeants ainsi que d'une bonne exécution estivale.
Guidance 2026 confirmée et 500 M€ d'économies brutes attendues
Dans le cadre de sa stratégie EverGreen 2030, Heineken a lancé plusieurs nouveautés, dont Heineken Ultimate 3,5 %, Desperados Sunlight et Tiger Smooth. Le groupe a également conclu un accord en vue d'acquérir une participation majoritaire dans Stëlz, sous réserve de l'approbation des autorités, afin de renforcer son offre hors bière.
Son programme de productivité est en voie de générer 500 M€ d'économies brutes sur l'exercice. Après des projets pilotes, le brasseur étend par ailleurs à plus grande échelle un modèle opérationnel simplifié en Europe.
Évoquant ses premières semaines à la tête du groupe, le directeur général Rafa Oliveira a estimé que Heineken disposait de « bases solides », tout en reconnaissant que le groupe ne les traduisait pas « en croissance régulière » aussi souvent qu'il le devrait. Il a annoncé vouloir améliorer l'exécution, accélérer le rythme et renforcer la responsabilisation.
Il présentera plus en détail sa vision lors de la publication des résultats annuels. D'ici là, Heineken a réitéré son objectif d'une croissance organique de 2 % à 6 % de son résultat opérationnel pour l'exercice 2026.