Ipsen présente de nouvelles données sur les pathologies neurologiques au congrès TOXINS 2026
Le groupe biopharmaceutique a dévoilé 14 communications scientifiques portant sur plusieurs troubles du mouvement lors du congrès madrilène, selon le communiqué publié mardi.
Une fréquence élevée de spasticité post-AVC révélée
L'analyse intermédiaire de l'étude épidémiologique EPITOME, présentée lors du congrès, a montré que 45,7 % des survivants d'un accident vasculaire cérébral avec parésie développent une spasticité dans l'année suivant l'événement, indique l'entreprise. Ce taux apparaît supérieur aux 39,5 % observés dans des données antérieures. L'étude multicentrique suit des adultes âgés de 18 à 85 ans après leur premier AVC et évalue notamment un questionnaire de surveillance permettant un suivi à distance des patients. Selon le groupe, cette approche vise à faciliter une détection précoce de la spasticité, affection qui peut passer inaperçue et retarder la prise en charge.
Un écart important dans la prise en charge thérapeutique
Les données du monde réel citées par Ipsen révèlent qu'actuellement moins de 1 % des survivants d'un AVC reçoivent un traitement par toxine botulinique de type A dans la pratique courante. Ce constat met en évidence un écart significatif entre les besoins thérapeutiques et la réalité des soins dispensés, souligne le laboratoire. Les communications présentées à Madrid couvrent également d'autres pathologies neurologiques traitées par Dysport, le produit à base d'abobotulinumtoxinA du groupe, notamment la dystonie cervicale, le blépharospasme et divers troubles du mouvement. Sandra Silvestri, directrice médicale d'Ipsen, a déclaré que l'étude EPITOME vise à mettre en place un suivi standardisé pour garantir aux patients les soins appropriés.
Un portefeuille de données cliniques étendu
L'ensemble des 14 présentations comprend majoritairement des communications affichées et une présentation orale, portant sur l'efficacité et la sécurité du traitement dans différentes indications. Plusieurs études analysent l'utilisation en vie réelle de la toxine botulinique dans la spasticité post-AVC, les syndromes parkinsoniens et les troubles du mouvement hyperkinétiques, notamment à partir de données françaises et suédoises. Une communication porte également sur la méthodologie des essais cliniques de phase 3 BEOND évaluant l'abobotulinumtoxinA dans la prévention de la migraine. Dysport dispose actuellement d'une autorisation de mise sur le marché dans environ 90 pays, avec plus de 30 ans d'expérience clinique et plus de 18 millions d'années-patients d'expérience, selon les informations fournies par le groupe.