L'action Air France-KLM chute de 9 % en une semaine, plombée par le Moyen-Orient
Air France-KLM a terminé la semaine en net repli, cédant 1,32 % à 8,98 euros ce vendredi, dans un contexte de report du toursime et de flambée des cours du brut liée au conflit au Moyen-Orient. Le titre évolue désormais bien en dessous du seuil des 9 euros, portant son recul hebdomadaire à plus de 9 %. Le CAC 40 perdait de son côté 1,40 % en séance, illustrant la nervosité ambiante sur les marchés européens.
Le choc pétrolier pèse lourdement sur le secteur aérien
La flambée du baril de Brent, qui a franchi la barre des 107 dollars ce vendredi matin, constitue un facteur de pression majeur pour Air France-KLM. Le carburant représente l'un des principaux postes de charges d'une compagnie aérienne, et la hausse de 50 % du brut observée depuis fin février alourdit mécaniquement la facture énergétique du groupe. Le prix du gaz TTF a parallèlement quasiment doublé sur la même période, reflétant l'ampleur du choc provoqué par le conflit au Moyen-Orient sur l'ensemble des marchés de l'énergie.
Dans ce contexte, d'autres valeurs liées à l'aéronautique ont également souffert : Airbus a reculé de 1,28 % et Safran de 3,34 %. La veille, Deutsche Bank a maintenu sa recommandation à conserver sur le titre, tout en abaissant sensiblement son objectif de cours de 11 euros à 9 euros, soit un niveau très proche du cours actuel. Cet ajustement traduit une révision des perspectives face à la détérioration du contexte énergétique.
Des signaux techniques dégradés avant la publication des résultats trimestriels
Sur le plan technique, le titre affiche un RSI de 16, un niveau qui indique une situation de survente prononcée : cet indicateur de momentum, qui oscille entre 0 et 100, signale en dessous de 30 que la pression vendeuse domine largement. Le cours de 8,98 euros se situe nettement sous ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement à 11,11 euros et 11,28 euros, confirmant une tendance baissière installée. Sur trois mois, la perte cumulée atteint 23 %, tandis que le recul sur un an s'établit à 9,33 %.
Le prochain rendez-vous pour le groupe franco-néerlandais est fixé au 30 avril avec la publication des résultats du premier trimestre 2026. Ce rapport sera scruté de près pour mesurer l'impact concret du renchérissement du kérosène sur les comptes de la compagnie. L'assemblée générale est quant à elle prévue le 3 juin prochain.