L'action Air France-KLM plonge de 5 %, plombée par la flambée du Brent
Coup d'arrêt brutal pour la compagnie franco-néerlandaise après son rallye printanier. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120 à la mi-journée, dans un marché parisien lourdement chahuté par la nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient et la flambée du baril. Barclays a par ailleurs revu sa copie sur le dossier ce matin.
Le titre lâche 5 % à 13,05 € dans le sillage de la flambée du Brent
L'action Air France-KLM cède 5,02 % à 13,05 € en séance, contre 13,74 € la veille. Le mouvement s'inscrit dans un contexte sectoriel dégradé : le Brent bondit de 5,7 % à 76,09 dollars le baril après les frappes américaines contre l'Iran et la riposte revendiquée par Téhéran sur des installations militaires au Koweït et à Bahreïn. Le kérosène représentant une part majeure des coûts d'exploitation des compagnies aériennes, la remontée brutale du pétrole pèse sur l'ensemble du secteur : Airbus recule de 2,6 % et ADP cède 4,9 %. Le titre se classe parmi les plus fortes baisses du SBF 120 alors que l'indice élargi perd 2,23 %.
Ce repli intervient après un parcours exceptionnel, avec près de 47 % de gain sur trois mois et une hausse de 15 % sur un mois, ce qui laisse de la marge à des prises de bénéfices. Le titre recule vers sa moyenne mobile à 20 jours (12,81 €), qu'il évolue encore au-dessus avec un écart de 1,87 %, tandis que le RSI redescend de la zone de surachat vers 69. Le support technique identifié à 10,94 € reste éloigné, à environ 16 % sous les cours actuels.
Barclays relève son objectif à 12 € mais confirme un avis à sous-pondérer
Barclays a ajusté ce 8 juillet son objectif de cours sur le dossier, à 12 € contre 10 € précédemment, tout en maintenant son opinion à sous-pondérer. La nouvelle cible du courtier britannique reste inférieure d'environ 8 % au cours actuel, soit un potentiel de baisse implicite malgré le mouvement du jour. Le titre a par ailleurs bénéficié récemment d'un renforcement de sa structure financière, avec le succès d'une émission obligataire senior de 500 millions d'euros bouclée le 25 juin dans le cadre du programme EMTN, dans le prolongement d'une ligne de crédit d'un milliard d'euros décrochée à la mi-juin auprès de douze banques internationales.
Selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 4 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours et 2,6 fois ceux de l'exercice suivant. La prochaine référence pour les investisseurs reste la publication des comptes semestriels du groupe.