L'action Air France-KLM recule de 3,79% vendredi en clôture à 9,63 euros, dans un contexte où l'aversion au risque gagne les marchés européens. Le titre du groupe aérien poursuit sa trajectoire baissière entamée depuis plusieurs jours, affecté par la nervosité qui règne à la Bourse de Paris et pèse sur l'ensemble des valeurs cycliques. À la clôture du vendredi 7 novembre, l'action Air France-KLM se négocie à 9,6260 euros, marquant un recul de 3,79% par rapport à la veille, où elle s'établissait à 10,01 euros. La rotation du capital demeure limitée à 1,57%, traduisant une intensité d'échange modérée malgré le mouvement baissier enregistré. Cette variation quotidienne s'inscrit dans un contexte plus dégradé lorsqu'on élargit l'horizon d'analyse. Sur les sept derniers jours, le titre accumule des pertes de 16,48%, reflétant une accélération nette de la baisse. Sur trois mois, le recul s'amplifie à 26,35%, témoignant d'une détérioration significative de la confiance envers le secteur aérien. À titre de comparaison, l'indice CAC 40 enregistre une baisse bien moins prononcée, cédant 0,18% en séance et 1,90% sur l'ensemble de la semaine écoulée. Malgré cette faiblesse récente, l'action Air France-KLM affiche sur l'année un bilan positif en progression de 8,50%, surpassant légèrement la performance du CAC 40 qui gagne 7,88% depuis le début de l'année. Cette divergence notable entre la performance annuelle et celle des dernières semaines traduit un essoufflement du mouvement haussier qui avait caractérisé les premiers mois de l'exercice 2025. La détérioration continue de l'action Air France-KLM s'inscrit dans une aversion généralisée au risque qui pèse sur l'ensemble de la place parisienne depuis le début de la semaine. Cette nervosité s'est particulièrement manifestée par le franchissement à la baisse de la barre symbolique des 8000 points pour l'indice CAC 40, un seuil psychologique majeur qui n'avait pas été testé depuis le début du mois. Les interrogations portent désormais de manière intense sur la légitimité des multiples de valorisation accordés aux valeurs de croissance, une inquiétude qui s'est durcie suite à la publication d'indicateurs macroéconomiques moins favorables. Les données relatives au marché du travail américain ont montré une dégradation de la situation d'emploi aux États-Unis, alimentant les craintes d'un ralentissement économique plus large. À cela s'ajoutent les spéculations persistantes autour des futures décisions de taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine, une variable clé pour les stratégies d'allocation des investisseurs. Les tentatives de rebond technique se sont heurtées à des murs de vente, renforçant la perception d'une fragilité structurelle. Concernant les résultats du troisième trimestre 2025, le groupe a affiché un chiffre d'affaires de 9,213 milliards d'euros et une marge opérationnelle de 13,1%, résultats qui n'ont pas suffi à enrayer la baisse. D'un point de vue technique, l'action Air France-KLM affiche des signaux clairement orientés à la baisse. L'indice de force relative (RSI) se situe à 29, indiquant une condition de survente marquée, bien que cette lecture ne garantisse pas un renversement immédiat. Le titre évolue désormais nettement en dessous de sa moyenne mobile à 200 jours, établie à 10,23 euros, marquant une rupture structurelle importante. L'écart se creuse progressivement avec la moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 11,94 euros, soulignant l'ampleur de la dégradation. Le MACD confirme la persistance de la faiblesse, avec une ligne à −0,12 et un histogram négatif de −0,05, suggérant une poursuite du momentum baissier. Les bandes de Bollinger positionnent le cours près de la bande inférieure à 10,55 euros, tandis que la bande supérieure se situe à 12,41 euros, laissant entrevoir un large corridor de volatilité. Le flux monétaire cumulé (CMF) affiche une valeur négative de −0,29, confirmant des sorties nettes de capitaux. Le support technique immédiat se situe à 10,01 euros, tandis que la première zone de résistance s'établit à 12,07 euros. Avec une volatilité d'un mois de 18,87%, le titre demeure exposé à d'importants mouvements de prix, reflétant l'incertitude qui enveloppe actuellement les marchés.