L'action Airbus cède plus de 1 % et glisse parmi les baisses du CAC 40
L'avionneur européen figure parmi les rares perdants notables d'un CAC 40 quasi stable ce lundi, s'inscrivant dans la continuité d'un mois de repli modéré. La séance intervient dans un contexte où le titre reste sous pression de ses moyennes mobiles à court terme, alors que le carnet de commandes demeure à un niveau historiquement étoffé.
Un repli qui replace Airbus parmi les plus fortes baisses du CAC 40
Airbus cède 1,13 % à 200,75 € en séance, se plaçant parmi les plus fortes baisses du CAC 40 alors que l'indice parisien évolue en territoire pratiquement flat (-0,04 %). La tendance de court terme reste orientée à la baisse : le titre est en dessous de sa MM20 à 209,61 € (écart de -4,23 %) et légèrement sous sa MM50 à 203,53 € (écart de -1,37 %), deux niveaux que le cours n'a pas réussi à récupérer depuis plusieurs séances. Le RSI à 45 reste en zone neutre, sans signal de survente marquée malgré la pression récente.
Sur une semaine, le recul atteint 1,45 %, et sur un mois 1,59 %, des corrections modestes qui n'effacent pas la solide performance de 11,71 % sur trois mois. Le support à 191,78 € reste la référence technique basse à surveiller en cas d'extension du mouvement baissier.
Un carnet de commandes fourni, mais des risques de change et de cadence à digérer
La toile de fond fondamentale reste solide pour l'avionneur. 67 avions livrés en juillet 2026, pour un total de 418 depuis le début de l'année, témoigne d'une montée en cadence progressive. Lors de la publication du S1 2026 (le 29 juillet 2026), le groupe faisait état de 886 commandes brutes d'avions commerciaux et d'un carnet de 9 222 appareils, auxquels s'ajoutaient des prises de commandes Defence and Space en forte hausse à 9,3 milliards d'euros. Parallèlement, la société visait une montée en cadence de l'A320 vers 70 à 75 appareils par mois d'ici fin 2027.
Ces perspectives positives doivent toutefois être lues à l'aune de risques identifiés lors de cette même publication : la dépréciation du dollar pèse sur les revenus des avions commerciaux, les taux de couverture de change sont moins favorables, et la constitution de stocks liée à la montée en cadence consomme de la trésorerie. La désignation d'Airbus Defence and Space comme maître d'œuvre du satellite SpainSat NG-III, annoncée début août, illustre la diversification de l'activité defence. La résistance à 215,40 € représente le prochain niveau clé au-delà des moyennes mobiles actuelles.