CAC 40 : TotalEnergies et Pernod Ricard tirent une séance sans relief à Paris
La Bourse de Paris fait du surplace ce lundi. À la mi-journée, le CAC 40 gagne à peine 0,09% à 8 408,48 points, dans un marché partagé où les valeurs progressent et reculent presque à parts égales. Une séance de fin de mois sans catalyseur d'ampleur, où quelques poids lourds font l'essentiel du travail.
Une séance atone et sans direction claire
Rien n'agite véritablement la cote parisienne à la mi-journée. L'indice phare évolue à l'équilibre, tout comme le SBF 120, qui progresse lui aussi de 0,09%. La dispersion résume l'ambiance : 21 valeurs du CAC 40 dans le vert, 19 dans le rouge, aucune stable. Autrement dit, un marché sans conviction, où les acheteurs ne prennent pas nettement le dessus sur les vendeurs.
Le contraste est net avec les autres places européennes. Le STOXX 600 cède 0,12% en séance, tandis que le DAX allemand recule plus franchement, de 0,69%. Le FTSE 100 londonien, lui, fait du surplace à l'équilibre. Paris tire donc son épingle du jeu, mais sans élan, dans une séance de fin de mois traditionnellement peu animée.
TotalEnergies et les valeurs défensives en soutien
En haut du tableau, TotalEnergies signe la meilleure performance de l'indice, en hausse de 1,61% à 75,87 euros. Le géant de l'énergie apporte un soutien de poids à l'indice.
Juste derrière, Pernod Ricard avance de 1,55% à 64,18 euros, malgré des ajustements de courtiers plutôt prudents : HSBC est repassé à « conserver » en abaissant son objectif de cours de 74 à 70 euros, tandis que Mediobanca a ramené le sien de 88 à 80 euros, en visant une « performance de marché ». Le titre du groupe de spiritueux résiste néanmoins bien en séance.
Le reste du peloton de tête mêle valeurs défensives et industrielles : Orange gagne 1,15% à 15,37 euros, Michelin 1,09% à 35,16 euros et Crédit Agricole 0,84% à 18,60 euros. Un quatuor hétéroclite qui reflète l'absence de thème sectoriel dominant sur cette séance.
L'aéronautique et la tech dans le rouge
À l'inverse, la baisse est menée par Dassault Systèmes, qui recule de 1,34% à 22,78 euros et signe la plus forte contribution négative de l'indice. Le secteur aéronautique et de défense pèse également : Airbus abandonne 0,94% à 201,15 euros et Safran 0,67% à 341,90 euros.
Dans l'immobilier, Unibail-Rodamco-Westfield cède 0,91% à 98,06 euros. Enfin, du côté des services numériques, Capgemini termine la liste des principaux replis, en baisse de 0,64% à 108,75 euros. Aucun de ces mouvements ne prend une ampleur spectaculaire : la séance reste étroite, à l'image d'un marché parisien qui attend, sans bouger, la fin du mois d'août.