L'action ArcelorMittal gagne 3,2 % à la clôture sur fond d'attentes positives
Le titre ArcelorMittal a clôturé la séance du lundi 24 novembre 2025 sur une progression marquée de 3,2 %, s'établissant à 35,14 euros après avoir débuté la journée à 34,05 euros. Cette performance survient à contre-courant du CAC 40, qui a reculé de 0,29 % à 7 959,67 points. Le volume d'échanges s'est établi à 0,48 % du capital, traduisant un regain d'intérêt des investisseurs pour le géant de l'acier.
La hausse du titre s'inscrit dans un contexte favorable initié par le relèvement de recommandation de JPMorgan début novembre, qui a relevé ArcelorMittal de « neutre » à « surpondérer » avec un objectif de cours porté à 42 euros. Cette dynamique haussière se confirme sur plusieurs horizons temporels : le titre affiche une progression de 2,33 % sur sept jours, de 20,51 % sur trois mois et de 46,48 % sur un an, surperformant largement le CAC 40 qui n'enregistre qu'une hausse de 9,71 % sur la même période annuelle. Sur le plan technique, ArcelorMittal évolue désormais très près de sa résistance à 35,30 euros, un niveau stratégique qu'il n'a plus franchi depuis plusieurs mois. Le titre consolide sa tendance haussière au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, établie à 32,77 euros, signe d'une dynamique positive de moyen terme.
Le RSI à 58 traduit un momentum haussier sans pour autant signaler de zone de surachat, laissant encore une marge de progression avant d'atteindre des niveaux techniques tendus. L'indicateur MACD confirme cette orientation favorable : la ligne MACD à 0,30 reste positionnée au-dessus de sa ligne de signal à 0,24, avec un histogramme de 0,06 témoignant d'un signal d'achat technique en cours. Le cours évolue également au-dessus de la bande de Bollinger inférieure fixée à 32,41 euros, tandis que la proximité de la bande supérieure à 35,36 euros suggère une phase d'accélération haussière qui pourrait nécessiter une pause technique prochaine.
L'actualité récente du groupe reste marquée par son appel pressant à l'Union européenne pour déployer sans délai le nouveau quota tarifaire sur l'acier présenté par la Commission en octobre, et par la confirmation de son investissement en Inde via sa coentreprise ArcelorMittal Nippon Steel India, détenue à 60 % par le groupe, dans une stratégie d'expansion sur les marchés en croissance face aux difficultés du marché européen. Sur le plan politique français, la commission des Finances de l'Assemblée nationale a adopté le 19 novembre une proposition de loi LFI visant à nationaliser ArcelorMittal, avec un examen prévu en hémicycle le 27 novembre lors de la niche parlementaire du groupe. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions sociales autour des restructurations annoncées au printemps, bien que les probabilités d'adoption du texte apparaissent minces.
Le contexte sectoriel demeure cependant contrasté pour la sidérurgie européenne. Les analystes restent partagés sur les perspectives du groupe, entre optimisme sur l'impact potentiel des mesures de protection commerciale européennes et vigilance face aux pressions persistantes sur les marges dans certaines régions. La volatilité mensuelle du titre s'établit à 6,32 %, reflétant une certaine nervosité des marchés face aux incertitudes réglementaires et concurrentielles qui pèsent sur le secteur.
Les indicateurs techniques suggèrent que le titre conserve un potentiel haussier à court terme, à condition de franchir durablement le seuil de résistance à 35,30 euros. Le seuil de support technique demeure solidement ancré à 32,40 euros, offrant un filet de sécurité face à d'éventuels replis. Le Beta de -0,01 confirme par ailleurs la décorrélation du titre par rapport aux mouvements du marché, une caractéristique qui peut intéresser les investisseurs cherchant à diversifier leur exposition aux cycles économiques.
Dans l'immédiat, les investisseurs surveilleront attentivement la capacité du titre à consolider au-dessus de sa résistance clé et l'évolution du débat politique autour de la nationalisation, prévu le 27 novembre à l'Assemblée nationale. Les perspectives pour 2026 restent tributaires de la mise en œuvre effective des quotas tarifaires européens et de la normalisation attendue de la demande d'acier sur le Vieux Continent, dans un environnement marqué par une concurrence internationale intense et des enjeux de transition énergétique majeurs pour l'ensemble du secteur sidérurgique.