L'action Arkema perd 2,39 % et enfonce son seuil de support
Le titre du chimiste de spécialités a clôturé mardi à 49,44 €, en repli de 2,39 % sur la journée. Cette nouvelle baisse s'inscrit dans un mouvement de dégradation continu, avec une perte hebdomadaire de près de 7 % et un décrochage de plus de 42 % sur un an, quand le CAC 40 affiche une progression de 4,51 % sur la même période.
La séance du 14 octobre s'est soldée par une contraction de 2,39 %, ramenant le cours à 49,44 €, contre 50,65 € la veille. Ce recul s'inscrit dans une dynamique baissière marquée, avec une perte cumulée de 6,89 % sur la semaine écoulée et de 22,39 % depuis trois mois. Les volumes échangés ont représenté 0,29 % du capital, un niveau modéré mais suffisant pour traduire une certaine pression vendeuse. Sur un an, le titre affiche une chute de 42,04 %, en fort contraste avec le CAC 40 qui progresse de 4,51 % sur la même période, soulignant l'ampleur du décrochage sectoriel et spécifique au groupe.
Le cours de clôture est désormais passé sous le seuil de support technique identifié à 49,74 €, franchissement qui matérialise une nouvelle zone de fragilité. Ce mouvement intervient alors que le titre évolue largement en dessous de ses moyennes mobiles à 50 jours (58,04 €) et à 200 jours (66,51 €), reflétant une tendance baissière installée tant à court qu'à moyen terme. L'écart entre le cours actuel et ces repères historiques mesure l'ampleur de la correction en cours et l'éloignement par rapport aux niveaux antérieurs.
Cette nouvelle dégradation fait suite à une série de révisions baissières des objectifs de cours par plusieurs analystes. Le 8 octobre, JP Morgan a ramené sa cible de 65 € à 55 €, tout en maintenant une recommandation neutre sur la valeur. Quelques jours plus tard, le 13 octobre, Bernstein a également abaissé son objectif, passant de 56 € à 50 €. Ces ajustements interviennent dans le sillage de la révision à la baisse des objectifs financiers annuels annoncée fin juillet par le groupe, qui anticipait alors un EBITDA compris entre 1,3 et 1,4 milliard d'euros, contre 1,532 milliard en 2024, et un flux de trésorerie courant ramené à une fourchette de 300 à 400 millions d'euros, loin des 600 millions initialement espérés.
Le contexte opérationnel reste marqué par une faiblesse persistante de la demande en Europe et aux États-Unis, ainsi que par des incertitudes macroéconomiques et géopolitiques. Les résultats du deuxième trimestre avaient déjà illustré cette conjoncture difficile, avec des revenus en recul de 5,6 % et un bénéfice net en chute de 67,6 % sur la période. Ces éléments ont nourri l'attentisme des investisseurs et pesé sur la valorisation du titre au cours des dernières semaines.
Sur le plan technique, plusieurs indicateurs confirment la pression baissière actuelle. L'indice de force relative (RSI) se situe à 25, un niveau qui traduit une zone de survente marquée et suggère que le titre a été massivement délaissé à court terme. Cette configuration, bien qu'elle puisse parfois précéder un rebond technique, n'offre pas de signal d'achat clair en l'absence de catalyseur positif. Le MACD, indicateur de momentum, affiche une ligne à -2,12, inférieure à sa ligne de signal (-1,85), avec un histogramme négatif à -0,27, confirmant la persistance d'une dynamique baissière sans signe de retournement imminent.
Les bandes de Bollinger encadrent actuellement les fluctuations entre 49,51 € (borne inférieure) et 59,01 € (borne supérieure), le cours se situant désormais au contact de la limite basse. Cette position illustre la contraction récente de la volatilité et la concentration des échanges dans une zone de prix resserrée. Le flux monétaire de Chaikin (CMF), à -0,27, pointe vers une sortie nette de capitaux, renforçant l'idée d'une pression vendeuse dominante. Avec un bêta de 0,04, le titre affiche une sensibilité quasi nulle aux mouvements du CAC 40, qui a reculé de 0,18 % sur la séance, une configuration qui reflète davantage des facteurs spécifiques au groupe que des dynamiques de marché plus larges.