L'action Atos recule de 2,76 % à la clôture malgré plusieurs annonces commerciales
Le titre Atos a clôturé la séance du jeudi 20 novembre 2025 à 42,60 euros, en baisse de 2,76 % par rapport à la veille, sur un volume d'échanges représentant 0,57 % du capital. Cette correction intervient à contre-courant du CAC 40 qui gagne 0,34 %, et malgré plusieurs annonces stratégiques récentes du groupe informatique en pleine restructuration.
Après avoir progressé de 1,93 % le lundi 18 novembre à 44 euros, le titre enregistre un repli hebdomadaire notable. La filiale Eviden d'Atos a été sélectionnée avec AMD pour construire Alice Recoque, un supercalculateur convergé de nouvelle génération, premier supercalculateur exascale français, annoncé mardi. L'action Atos progressait de 1,5 % mardi vers 15h45 après avoir bondi de 4,7 % suite à l'officialisation du contrat. Ce projet, représentant un coût global de 554 millions d'euros sur cinq ans de fonctionnement, est financé par EuroHPC JU. Le groupe a également annoncé ce mercredi qu'Eviden avait remporté auprès du European Cybersecurity Competence Center and Network un appel à projet pour améliorer la cyber protection et la résilience des infrastructures critiques européennes, et l'implémentation de la dernière évolution du système ASAP auprès de la Direction Générale de la Sécurité Civile.
Sur le plan technique, le titre affiche une performance dégradée depuis plusieurs semaines. Son repli hebdomadaire s'établit à 4,38 % et sa baisse annuelle atteint 98 %, contre une progression de 10,39 % pour le CAC 40 sur la même période. Le cours évolue sous sa moyenne mobile à 50 jours, actuellement à 50,31 euros, signal d'une dynamique baissière court terme. Le RSI à 24 points traduit une situation de survente prononcée du titre, niveau généralement associé à un potentiel technique de rebond à court terme. Les volumes d'échanges restent modérés à 0,57 % du capital, reflétant une prudence des investisseurs dans un contexte de forte volatilité sur un mois de 11,02.
L'analyse technique révèle une structure de marché fragile. La ligne MACD à -2,92 reste en territoire négatif sous sa ligne de signal à -2,80, confirmant la pression vendeuse persistante. Le cours évolue au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours fixée à 39,11 euros, seul élément rassurant sur le plan de la tendance de fond. Le seuil de support immédiat se situe à 43,17 euros, niveau franchi à la baisse lors de cette séance, tandis que la résistance technique majeure se positionne à 56,80 euros. Sur le plan financier, la trésorerie disponible d'Atos est solide à 1,7 milliard d'euros, grâce à une bonne discipline de coûts et à la réduction du besoin en fonds de roulement.
Le groupe a publié un chiffre d'affaires de 2,38 milliards d'euros au troisième trimestre 2025, en baisse organique de 2,4 % par rapport à la même période de 2024, reflétant les sorties volontaires de contrats à faible marge et la contraction temporaire de la demande dans certains secteurs publics. Les données de marché indiquent la présence de trois positions courtes nettes représentant environ 0,56 % du capital, tandis qu'une transaction d'achat de dirigeant a été enregistrée portant sur 300 titres pour environ 13 639 euros, signal de confiance mesuré dans le contexte actuel.
Le groupe confirme ses objectifs 2025, avec une marge opérationnelle visée entre 5 % et 6 % et un flux de trésorerie positif attendu d'ici la fin de l'exercice, Atos estimant être désormais sur la voie d'un redressement durable avant une relance plus marquée attendue en 2026. En mai 2025, Philippe Salle a présenté son plan stratégique et de transformation, nommé Genesis, visant à simplifier l'organisation du groupe. La multiplication des annonces commerciales positives n'a pas suffi à inverser la tendance baissière du titre cette semaine, les investisseurs restant attentifs à la concrétisation opérationnelle du plan de transformation. Le beta de 0,19 confirme la faible corrélation du titre avec le marché, caractéristique d'un dossier spéculatif en phase de restructuration où les mouvements sont davantage dictés par les nouvelles spécifiques que par les tendances générales du marché.