CAC 40 sous pression : le luxe décroche, Publicis s'envole après une acquisition
Le CAC 40 cède 0,7 % à 7 896,56 points, plombé par un net repli des poids lourds du luxe et un climat international tendu. La dispersion est lourdement négative, avec seulement 10 valeurs en hausse contre 30 en baisse, signe d'une séance dominée par la prudence.
Une place parisienne à contre-courant de ses voisines européennes
Paris fait figure de mauvais élève ce lundi matin en Europe. Pendant que le DAX progresse légèrement de 0,18 % et que le FTSE 100 grappille 0,16 %, le CAC 40 décroche de 0,7 %, lesté par le décrochage simultané de plusieurs valeurs phares du luxe. Le SBF 120 recule dans les mêmes proportions, à 6 010,42 points, tandis que le STOXX 600 limite son repli à 0,23 %.
Le contexte international pèse lourdement sur l'ambiance. Vendredi, Wall Street a terminé en net repli, avec un S&P 500 en baisse de 1,24 % et un Nasdaq en chute de 1,54 %. En Asie, le Nikkei a cédé 0,97 % et le Hang Seng 1,11 %. Les marchés digèrent une nouvelle poussée des rendements obligataires souverains et la persistance d'un Brent au-dessus de 110 dollars, sur fond de tensions au Moyen-Orient. À Paris, ce sommet du G7 Finances qui s'ouvre justement ce lundi dans la capitale ajoute une dimension politique à une matinée déjà sous surveillance.
Publicis s'envole, l'énergie et les semi-conducteurs tirent leur épingle du jeu
En tête du palmarès, Publicis Groupe bondit de 2,41 % à 78,96 euros. Le groupe de communication a annoncé l'acquisition de LiveRamp, plateforme mondiale de collaboration de données, pour une valeur d'entreprise de 2,167 milliards de dollars. L'opération, présentée comme relutive dès la première année sur le bénéfice par action, s'accompagne d'un relèvement des perspectives de croissance pour 2027 et 2028.
Derrière Publicis, STMicroelectronics gagne 2,35 % à 54,07 euros, signant la deuxième plus forte progression du CAC 40. Le compartiment énergétique profite, sans surprise, du baril maintenu au-dessus des 110 dollars : TotalEnergies avance de 1,47 % à 79,84 euros. Engie suit avec une hausse de 0,86 % à 26,83 euros, et Carrefour ferme le quintet des hausses avec un gain de 0,67 % à 17,20 euros. Au total, seules dix valeurs de l'indice évoluent dans le vert en milieu de matinée.
Le luxe lourdement sanctionné, Saint-Gobain et Stellantis dans le rouge
C'est bien le secteur du luxe qui imprime sa marque négative à la séance parisienne. Hermès International recule de 2,13 % à 1 542 euros, Kering perd 2,11 % à 231,85 euros et LVMH abandonne 1,99 % à 446,55 euros. Trois mastodontes du CAC 40 qui pèsent ensemble très lourd dans l'indice et dont le repli simultané explique l'essentiel de la sous-performance parisienne face à ses voisines européennes.
La plus forte baisse revient toutefois à Saint-Gobain, qui chute de 2,5 % à 72,56 euros, dans un environnement de coûts énergétiques toujours élevés peu favorable aux matériaux. Stellantis cède de son côté 1,9 % à 6,36 euros, confirmant la fragilité du secteur automobile face au choc pétrolier en cours. Avec trente valeurs dans le rouge sur quarante, l'indice parisien affiche un visage particulièrement défavorable en cette première séance de la semaine, sous l'influence d'un environnement international tendu et d'un secteur du luxe à l'arrêt.