L'action Carrefour progresse à mi-journée malgré des révisions baissières
Le titre Carrefour affiche une progression de 2,17 % à mi-journée ce lundi 2 février 2026, s'établissant à 14,14 euros. Cette avancée intervient dans un contexte de révisions récentes de la part de plusieurs banques d'investissement, qui ont ajusté leurs positions sur le distributeur français.
Jefferies et Goldman Sachs reviennent sur leurs objectifs
La société Carrefour fait l'objet d'ajustements de la part des analystes financiers en cette fin janvier. Jefferies a revu sa position le 30 janvier dernier, passant sa recommandation d'achat à conserver, tout en ramenant son objectif de cours de 14,50 euros à 14 euros. Cette nouvelle cible implique désormais un potentiel de baisse de 1 % par rapport au cours actuel du titre.
Une semaine plus tôt, le 23 janvier, Goldman Sachs avait également procédé à une révision, maintenant toutefois sa recommandation neutre sur le dossier. La banque américaine a néanmoins abaissé son objectif de 16 euros à 15 euros, ce qui laisse encore entrevoir une marge d'appréciation de 6 % environ. Ces ajustements à la baisse témoignent d'une prudence accrue des analystes à quelques semaines de la publication des résultats annuels 2025, prévue le 17 février prochain.
Une dynamique technique en cours de stabilisation
Sur le plan graphique, l'action du distributeur évolue actuellement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 13,83 euros, signe d'un certain soutien à court terme. Le cours se rapproche en revanche de son seuil de résistance situé à 14,41 euros, niveau qu'il devra franchir pour poursuivre sa progression. L'indice de force relative à 38 indique un territoire de survente relative, suggérant que le titre pourrait disposer d'une marge de rebond technique.
La performance récente du groupe de grande distribution reste contrastée : si l'action affiche un gain de 8,35 % sur trois mois et de 5,1 % sur un an, elle ne progresse que de 2,09 % sur la dernière semaine. La faible volatilité d'un mois, à 4,45 %, et un bêta quasi nul (-0,04) traduisent par ailleurs une relative indépendance du titre vis-à-vis des mouvements du marché. Ce comportement atypique pourrait refléter des dynamiques propres au secteur de la distribution alimentaire dans un environnement économique incertain.