L'action CARREFOUR recule de 3,93 % en clôture après une croissance T3 inférieure aux attentes, confirmant une semaine à -1,67 %
Le titre du distributeur français termine la journée en nette repli, pénalisé par la déception des résultats du troisième trimestre. La croissance affichée s'est avérée bien en retrait des attentes du marché, révélant des tensions persistantes sur plusieurs géographies clés du groupe.
À la clôture, le titre s'échange à 12,94 €, soit une chute de 3,93 % par rapport au cours de la veille fixé à 13,48 €. Cette baisse intervient après un début de séance particulièrement difficile : Carrefour avait perdu 4,26 % dès l'ouverture, se classant deuxième plus forte baisse de l'indice CAC 40, uniquement devancé par Dassault Systèmes. Sur une semaine, le titre accumule désormais un repli de 1,67 %, tandis que le CAC 40 affiche pour sa part une progression de 0,23 % sur la journée. La part de capital échangée reste modérée à 0,65 %, suggérant une liquidité contenue autour de ces niveaux de cours. Sur une perspective plus long terme, la contreperformance du titre s'accentue : le recul sur un an atteint désormais 12,85 %, creusant l'écart avec le CAC 40 qui progresse de 9,17 % sur la même période. Cette divergence illustre les difficultés propres au groupe dans l'environnement actuel. Toutefois, sur trois mois, le titre conserve un gain de 6,50 %, montrant que l'accélération de la dégradation s'est concentrée sur les dernières semaines.
La publication des résultats du troisième trimestre, intervenue mercredi soir, a clairement déçu les attentes du consensus. Carrefour a réalisé un chiffre d'affaires de 22,46 milliards d'euros, en hausse de 2,1 % à nombre de magasins comparables. Mais ce chiffre masque des réalités bien moins encourageantes : hors Argentine, où les taux d'inflation restent exceptionnels, la croissance chute à 0,9 % en données comparables, bien en retrait des 1,8 % attendus par les analystes.
Les tensions régionales se concentrent particulièrement au Brésil, où la croissance a atteint péniblement 1,1 %, loin des 4 % anticipés. Le groupe a évoqué l'impact des taux d'intérêt très élevés au Brésil, qui pèsent directement sur le pouvoir d'achat des consommateurs. En Europe, la croissance s'est établie à 1 % en données comparables. L'Espagne affiche une progression de 1,3 % et la Belgique de 2,1 %, mais la Pologne recule de 1,3 % face à une concurrence accrue.
En France, les investissements destinés à transformer les anciens magasins Cora et la montée en puissance des marques propres du distributeur ont pesé sur la dynamique commerciale. Le groupe a néanmoins confirmé l'ensemble de ses objectifs pour 2025, promettant une légère hausse du résultat brut d'exploitation, du résultat opérationnel courant et du flux de trésorerie libre net.
Sur le plan technique, le titre évolue entre ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement fixées à 12,67 € et 13,03 €. Le cours actuel de 12,94 € se situe légèrement en retrait de la moyenne mobile 200 jours. L'indice RSI atteint 70, suggérant une potentielle suraccumulation de court terme. Le MACD affiche un signal d'achat stochastique, tandis que son histogramme reste faible à 0,04. Les résistances se situent à 13,48 € et 13,52 € (Bollinger supérieur), tandis que le support clé demeure à 11,95 €.