L'action Derichebourg décroche le jour de son emprunt vert de 800 M€
À l'approche de la clôture ce lundi, l'action Derichebourg figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120, dans une séance pourtant globalement stable pour l'indice. Le repli intervient le jour même où le groupe de recyclage a lancé une émission d'obligations vertes de 800 millions d'euros, destinée en priorité à refinancer le rachat de Scholz et une partie de sa dette existante.
Un repli marqué qui replace le titre sous ses deux premières moyennes mobiles
Derichebourg cède 3,64 % en séance à 8,88 €, alors que le CAC 40 gagne 0,33 % et que le SBF 120 progresse de 0,26 %. Ce mouvement à contre-courant replace le titre nettement en dessous de sa MM20 à 9,09 € (écart de -2,37 %) et de sa MM50 à 9,36 € (écart de -5,18 %), deux seuils que le titre avait frôlés ces dernières semaines. Seule la MM200 à 8,64 € reste en dessous du cours actuel, formant un plancher à surveiller.
Le RSI à 47 traduit une configuration neutre, sans signal de survente extrême, ce qui ne ferme pas la porte à un approfondissement vers le support identifié à 8,77 €, au contact duquel le titre évolue déjà. Sur la semaine, le recul atteint 3,01 %, et sur un mois il dépasse 6 %, dans un mouvement de consolidation qui s'inscrit après une progression de 73,5 % sur douze mois.
L'émission obligataire verte de 800 M€ replace la structure financière au centre de l'analyse
Le groupe a annoncé ce lundi le lancement d'une émission d'obligations vertes de 800 millions d'euros, adossée à un cadre de financement vert adopté en juin 2026. L'opération vise en priorité à refinancer le rachat de Scholz et à alléger une partie de la dette existante. Dans ce contexte, le consensus des analystes valorise le titre sur la base d'un PER d'environ 9,3 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 8,2 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action projetée à +13,1 % d'un exercice à l'autre.
Lors de la publication des résultats du S1 2026 (le 28 mai 2026), la direction avait adopté un ton prudent, évoquant les difficultés rencontrées au second semestre de l'exercice précédent et une vigilance accrue face au contexte géopolitique. La remontée progressive des volumes de ferrailles, soutenue par le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, figurait parmi les opportunités mises en avant à cette occasion. Le support à 8,77 €, désormais très proche du cours actuel, constitue le prochain repère chartiste de la séance.