L'action Derichebourg lâche 15 % sur le trimestre, sous toutes ses moyennes
La pression vendeuse reste présente sur le titre du groupe de recyclage de métaux ferreux et de propreté urbaine, qui glisse encore ce jeudi dans un marché parisien lui-même fragilisé par la tension sur la dette française. La correction amorcée depuis l'été s'approfondit, alors que le contexte macro pèse sur l'ensemble du SBF 120.
Un repli de 1,82 % qui prolonge une dégradation technique sous toutes les moyennes mobiles
À mi-séance, Derichebourg perd 1,82 % à 8,10 €, portant la correction trimestrielle à 15,05 %. Le titre évolue désormais en dessous de ses trois moyennes mobiles de référence : la MM20 à 8,89 €, la MM50 à 9,08 € et la MM200 à 8,87 €, toutes nettement au-dessus du cours actuel. Cet alignement baissier complet traduit une dégradation progressive qui s'est installée depuis plusieurs semaines, accentuée par l'enfoncement du support à 8,68 € fin septembre.
Le RSI à 31 approche la zone de survente sans l'atteindre franchement, ce qui signale un épuisement des vendeurs sans constituer un signal de retournement à lui seul. Le cours a d'ores et déjà cassé le seuil des 8,25 € identifié comme support, la prochaine résistance notable se situant à 9,44 €, soit un écart de plus de 16 % par rapport au niveau actuel.
Un contexte macro tendu et des fondamentaux qui rappellent la prudence affichée au premier semestre
La séance s'inscrit dans un marché parisien sous pression : le CAC 40 cède 1,23 % et le SBF 120 recule de 1,27 % en séance, sur fond d'incertitude budgétaire croissante. L'OAT française à dix ans a atteint 4,86 %, se rapprochant de son pic de 4,87 % observé en 2008, tandis que l'écart avec le Bund allemand atteint 1,30 point, son niveau le plus élevé depuis 2012. Ce contexte obligataire dégradé pèse sur l'ensemble des valeurs françaises cotées. Sur le plan des fondamentaux, lors de la publication des résultats du S1 2026 le 28 mai, la direction avait affiché une tonalité prudente, mentionnant « certaines difficultés rencontrées au cours du second semestre de l'exercice passé » et une vigilance sur le contexte géopolitique.
L'objectif d'EBITDA pour l'exercice suivant était alors fixé à 360 millions d'euros. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite à environ 8,5 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, un multiple modeste qui reflète les incertitudes pesant sur les volumes de ferrailles et la rentabilité à court terme. La performance sur un an reste positive à +54 %, mais elle s'érode rapidement : le recul mensuel atteint désormais 12,2 %.