L'action Eiffage cède 17,5 % sur trois mois et frôle son support à 97,42 €
Le groupe de construction et de concessions autoroutières progresse légèrement à la mi-journée, dans un marché parisien bien orienté. Ce regain de forme intervient après un long repli qui l'a laissé très en retrait de ses moyennes de long terme.
Un rebond encore timide face à un repli trimestriel de 17 %
L'action Eiffage gagne 0,45 % à 100,55 € en séance, quand le CAC 40 avance de 0,89 %. Le titre reste au milieu du classement de l'indice et n'a pas la dynamique des valeurs de tête.
Sur le mois, il perd encore 5,14 %, et son repli atteint 17,38 % sur trois mois. Le rebond ne fait donc que réduire en partie un recul profond, d'autant que le groupe avait enfoncé son plancher de 250 séances le 22 octobre, avant de regagner 2,5 % le 26.
Le cours est à 1,02 % au-dessus de sa MM20, à 99,53 €, mais à 4,21 % sous la MM50 et à 18,78 % sous la MM200. Le RSI à 45 reste neutre.
Par rapport à ses pairs, Eiffage fait mieux que Bouygues (-0,19 %) et évolue au même rythme que Vinci (+0,32 %). Les deux groupes affichent des replis de 11,16 % et 8,16 % sur trois mois.
Le support à 97,42 € et la cession du stade Pierre-Mauroy en toile de fond
Le titre se tient à 3,2 % de son support à 97,42 €, un niveau que le repli des dernières semaines a rapproché sans le franchir. La résistance la plus proche est à 108 €.
Sur le plan de l'activité, Eiffage est entré en négociations exclusives avec le LOSC pour céder la gestion de la Decathlon Arena - Stade Pierre-Mauroy, selon un protocole d'accord signé le 21 octobre. Du côté des concessions, APRR a publié un chiffre d'affaires hors Construction de 2 487 M€ sur neuf mois (+0,2 %), avec un trafic en recul de 2,9 %.
Sur le plan de la valorisation, le consensus des analystes recensés situe le titre à environ 8,9 fois les bénéfices de l'exercice en cours.
Selon les déclarations consultées, les positions courtes nettes atteignent 1,13 % du capital, réparties entre deux fonds, soit une hausse de 1,13 point en 30 jours : un niveau modeste, mais en progression rapide. Il s'agit du premier niveau technique à suivre, dans un contexte de taux français élevés : l'OAT 10 ans est à 4,94 %.