L'action Eurazeo recule de 2% dans un marché qui décroche
Le gestionnaire d'actifs parisien perd du terrain ce jeudi, dans un marché parisien sous pression alors que le rendement de l'OAT 10 ans frôle ses plus hauts depuis 2008. L'ouverture d'un premier bureau à Abu Dhabi, annoncée ce matin même, n'empêche pas le titre de s'inscrire dans la dynamique baissière du SBF 120.
Un repli qui prolonge une séquence mensuelle difficile, sous toutes les moyennes mobiles
Eurazeo cède 2,15 % en séance à 44,66 €, dans un SBF 120 qui recule de 1,32 %. Le repli s'inscrit dans un mouvement plus large : le titre a perdu 11,12 % sur un mois et 6,06 % sur la semaine. Les trois moyennes mobiles sont désormais toutes au-dessus du cours. La MM20 est à 47,34 € (écart de 5,66 %), la MM50 à 48,78 € (écart de 8,45 %) et la MM200 à 46,87 € (écart de 4,72 %) : autant de résistances qui s'enchaînent à la hausse.
Le RSI à 38 reste en territoire baissier sans atteindre la zone de survente, tandis que la résistance à 51,50 € paraît éloignée. Sur trois mois, le titre affiche toutefois un rebond de 11,65 %, ce qui tempère la lecture sur le plus long terme. Le programme de rachat d'actions de 200 millions d'euros, exécuté à environ 15 % au 28 septembre, constitue un élément de soutien en toile de fond.
L'expansion au Moyen-Orient en contexte de résultats semestriels contrastés
L'ouverture du bureau d'Abu Dhabi, annoncée ce 1er octobre 2026, vise à rapprocher le groupe des fonds souverains, investisseurs institutionnels et family offices du Golfe. C'est un axe de développement commercial, pas une opération d'investissement direct. Pour rappel, lors de la publication des résultats du S1 2026 (le 3 août 2026), la collecte auprès des investisseurs tiers avait progressé à 2,3 milliards d'euros contre 2,1 milliards au S1 2025, et l'EBITDA de la gestion d'actifs avait bondi de 20 %.
En revanche, le résultat net part du Groupe restait négatif à -6 millions d'euros, et la création de valeur du portefeuille du bilan s'était limitée à +0,3 %. Le groupe signalait alors un volume de sorties important attendu sur l'année, avec plusieurs processus engagés. Dans un contexte de rendements souverains français élevés (l'OAT 10 ans est relevée à 4,75 % au 30 septembre, au plus haut depuis juillet 2008), la pression sur les valeurs de gestion d'actifs et de private equity cotées reste perceptible à l'échelle du marché parisien.