L'action Genfit parmi les plus fortes hausses du SBF 120 après ses résultats trimestriels
La biotech lilloise spécialisée dans les maladies hépatiques et métaboliques retrouve des couleurs ce mercredi, signant l'un des rebonds les plus nets de l'indice. Ce sursaut intervient dans un contexte de forte volatilité récente, sur fond de positions vendeuses en nette progression au cours du dernier mois.
Un rebond technique franc mais un titre toujours sous ses deux premières moyennes mobiles
Genfit gagne 4,75 % en séance à 9,93 €, contre un SBF 120 quasi stable (-0,05 %). Le titre figure ainsi parmi les plus fortes hausses de l'indice, sans que ce rebond ne compense plus qu'en partie le repli de 30,95 % accumulé sur le mois. La dynamique de court terme reste contrainte : le cours évolue nettement en dessous de la MM20 à 11,81 € (écart de -15,92 %) et de la MM50 à 13,02 € (écart de -23,73 %), deux seuils qui constituent des plafonds significatifs pour toute reprise durable.
En revanche, la MM200 à 9,47 € demeure en dessous du cours actuel, offrant un appui à 4,86 % au-dessous des niveaux de cotation. Le RSI à 31, encore proche de la zone de survente où il évoluait ces derniers jours, reflète l'épuisement vendeur de la phase de correction récente. La résistance à 14,52 € reste très éloignée, tandis que le support à 8,92 € représente le premier filet de sécurité en cas de retournement.
Des résultats semestriels scrutés et des positions baissières en forte progression sur un mois
Le rebond s'inscrit dans la foulée des comptes du premier semestre 2026 publiés le 28 septembre, qui affichaient une trésorerie de 113,8 M€ et un triplement des redevances issues d'Iqirvo à 21 M€. La perte nette s'est toutefois creusée à 26,1 M€, contre 10,0 M€ un an plus tôt, ce qui avait pesé sur le titre la veille. Parallèlement, la pression vendeuse institutionnelle a bondi : selon les déclarations consultées, deux fonds cumulent désormais 1,27 % du capital vendu à découvert, une position qui a progressé de 1,27 point de pourcentage en trente jours, partant de zéro.
Cette montée rapide des paris baissiers traduit une défiance d'une fraction des investisseurs institutionnels vis-à-vis des perspectives de la société, sans qu'il soit possible de connaître leur motivation précise. Sur un an, le titre reste en hausse de 214,2 %, malgré un recul de 5,97 % sur trois mois, illustrant la volatilité extrême caractéristique de cette valeur biotechnologique.