L'action Kering tombe à 231,35 € et frôle son support clé
L'action Kering recule de 2,32 % à 231,35 € à la mi-journée, dans un CAC 40 en baisse de 0,67 %. Le titre figure parmi les plus fortes baisses de l'indice parisien, dans le sillage d'un compartiment du luxe sous pression. Le groupe se rapproche de son support à 227,25 €, alors que l'assemblée générale est fixée au 28 mai.
Le compartiment du luxe pénalisé par la flambée du Brent au-dessus de 110 dollars
Le secteur du luxe paie un lourd tribut à la séance. Hermès International perd 2,28 %, LVMH cède 2,01 %, dans un mouvement de repli généralisé. Kering se retrouve parmi les plus fortes baisses du CAC 40, aux côtés de Saint-Gobain et Stellantis.
Le Brent évolue au-dessus de 110 dollars le baril, soutenu par la prolongation du conflit en Iran et les restrictions sur le détroit d'Ormuz. Cette flambée énergétique alimente les craintes d'une inflation durable, qui pèse sur les valeurs exposées à la consommation discrétionnaire. Le rendement du Treasury américain à 10 ans grimpe à 4,63 %, son plus haut depuis février 2025, ce qui complique le scénario de baisse de taux et pénalise les actifs longs.
Le contexte sectoriel reste contrasté en Chine. Les statistiques publiées par le NBS montrent un rebond de la bijouterie et de l'or de 11,7 % sur un an en mars, mais une croissance globale du retail limitée à 1,7 %. Kering, qui présentait son plan stratégique ReconKering lors de son Capital Markets Day du 20 avril, joue gros sur sa capacité à reconquérir le marché chinois, où le groupe a annoncé une prise de participation minoritaire dans ICCF, partenaire lié à la marque ICICLE.
Le titre se rapproche du support à 227,25 € et reste sous ses trois moyennes mobiles
Le cours s'inscrit dans le bas des bandes de Bollinger (à 19 % de la bande), avec une borne inférieure à 226,07 €. Le support technique identifié à 227,25 € est à portée immédiate, à moins de 2 % du cours actuel. Le RSI à 44 reste neutre, sans signal de survente marqué malgré la chute hebdomadaire de 5,92 %.
Le titre évolue en dessous de sa MM20 (239,93 €), de sa MM50 (249,74 €) et de sa MM200 (271,51 €), avec un écart de près de 15 % sous la moyenne longue. La configuration traduit une tendance baissière installée, alors que le repli trimestriel atteint 15,23 %. La performance sur un an reste néanmoins positive (+29,59 %), témoignant du rallye de fin 2025.
Sur le plan de la valorisation, le titre se paie environ 34,8 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, contre 14,3 fois en moyenne pour le secteur Consumer Discretionary. Le consensus mise toutefois sur une croissance du bénéfice par action de 49,6 % à un an, ramenant le multiple à 23,3 fois les bénéfices 2027. Prochain rendez-vous : l'assemblée générale du 28 mai, qui actera la recomposition du conseil d'administration.