L'action Medincell grimpe de 3 % et prend la tête du SBF 120 dans un marché chahuté
La biotech montpelliéraine repart de l'avant dès l'ouverture, à contre-courant d'un marché parisien lesté par le regain de tensions géopolitiques. Le titre s'installe en tête de l'indice élargi, s'inscrivant dans la continuité d'une reprise entamée le 18 juin après la lourde sanction post-publication.
Le titre prend la tête du SBF 120 et tente de récupérer ses moyennes mobiles
Medincell gagne 3,03 % à 25,82 € dès les premiers échanges, signant la plus forte hausse du SBF 120 alors que l'indice recule de 1,02 %. La séance s'annonce difficile pour la cote parisienne, plombée par un net rebond du VIX (+21,7 %, à 20,42) sur fond de tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz. Dans ce contexte défensif, la biotech profite d'un mouvement de reprise après une semaine encore négative (-7,2 % sur sept jours). Le titre reste toutefois sous ses trois moyennes mobiles, ce qui limite la portée du rebond : la MM20 à 26,83 € (écart de -3,76 %) constitue le premier obstacle à franchir, tandis que la MM50 et la MM200 se logent quasiment au même niveau, autour de 26,00 €.
Le RSI à 44 reste neutre, traduisant un marché sans tendance affirmée sur le titre. Le contraste est marqué avec le bas du classement, où Soitec et STMicroelectronics cèdent respectivement près de 8 % et plus de 6 %, dans un contexte sectoriel tendu sur les semi-conducteurs. La biotech, déconnectée de ces problématiques, joue son propre tempo.
Un rebond qui prolonge la digestion des comptes annuels publiés la semaine dernière
Le mouvement du jour s'inscrit dans la continuité du rebond entamé la veille, alors que le marché continue de digérer la publication des résultats annuels 2025/2026 du 16 juin. Le titre avait alors plongé de 13,5 % à l'ouverture du 17 juin, sanctionné par une perte nette portée à 31,3 M€, malgré la progression de 42 % des royalties Uzedy à 9,3 M€. Sur trois mois, la performance reste largement positive, à +27,6 %, et le gain annuel atteint 52,6 %.
Lors de cette publication du 16 juin, la société avait mis en avant deux leviers : la croissance attendue des redevances Uzedy et le lancement commercial de l'Olanzapine LAI, programmé au quatrième trimestre 2026. En face, la direction avait pointé une hausse prévisible des dépenses d'exploitation et l'absence de revenus exceptionnels comparables à l'an dernier. À court terme, la dynamique du titre dépendra de sa capacité à franchir la zone des 26 € où convergent les trois moyennes mobiles.