L'action Mercialys enfonce son support à 11,30 € et glisse sous ses moyennes
La foncière commerciale subit un repli marqué en séance, dans un marché parisien lui-même orienté à la baisse. Le titre a franchi un seuil technique surveillé et accentue ainsi son recul engagé depuis plusieurs semaines.
Un support enfoncé en séance et trois moyennes mobiles franchies à la baisse
Mercialys cède 2,8 % à 11,12 € en séance, alors que le CAC 40 perd 1,12 % et le SBF 120 recule de 1,05 %. Le mouvement est net : le titre a enfoncé son support à 11,30 € et reste en dessous, s'installant clairement sous ses trois moyennes mobiles. La MM20 est à 11,67 €, la MM50 à 11,70 € et la MM200 à 11,48 €, soit des écarts respectifs de -4,71 %, -4,96 % et -3,14 % par rapport au cours actuel.
Le RSI à 40, encore au-dessus de la zone de survente, reflète une pression vendeuse qui s'est accélérée sans pour autant atteindre les niveaux d'épuisement extrême. Sur la semaine, le titre cède 2,11 % et recule de 5,44 % sur un mois, confirmant une dynamique baissière progressive depuis début août. Avec un rang de 109e dans le SBF 120, la valeur figure parmi les plus fortes baisses de l'indice en séance.
Des résultats semestriels solides mais une valorisation contenue dans un contexte de marché difficile
Le recul du jour intervient dans la foulée de la publication des résultats du premier semestre 2026 fin juillet. Les comptes semestriels, publiés le 28 juillet, faisaient état d'un résultat net récurrent en progression de 4,1 % à 64,1 M€ et d'un EBITDA en hausse de 4,8 %, ce qui avait conduit la direction à relever ses objectifs annuels de RNR et de dividende. Ces chiffres positifs ne suffisent pas à contrebalancer la pression du marché, notamment dans un contexte où l'indexation des loyers reste quasi nulle à +0,1 %, limitant le levier automatique de croissance, et où le ratio d'endettement s'établit à 41,9 % du patrimoine droits inclus. La réversion positive de +2,3 % prend certes le relais de l'indexation, mais le marché intègre ces éléments dans une valorisation déjà basse : selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite à environ 8,4 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, avec une croissance du BPA projetée à +1,6 % sur l'exercice suivant. La résistance à 12,10 € représente désormais le premier cap à franchir pour amorcer un retour vers les moyennes mobiles.