L'action Renault cède 2,87% à 27,78€ et s'enfonce sous tous ses supports techniques
Le titre Renault recule de 2,87 % à 27,78 € à la mi-journée, parmi les 5 plus fortes baisses du CAC 40, qui cède 0,97 % à 8 034 points. Le constructeur au losange figure au 39e rang sur 40, juste devant LVMH (-3,6 %). Sur un an, l'action accuse un repli de 41,71 %.
Sous toutes les moyennes mobiles, signal de survente sur les Bollinger
Renault évolue désormais sous ses trois moyennes mobiles : MM20 à 30,66 €, MM50 à 29,77 € et MM200 à 32,93 €, avec un écart de -15,64 % vis-à-vis de cette dernière. Le cours passe en dessous de la borne inférieure des bandes de Bollinger (28,78 €), une configuration qui traduit une survente potentielle. Le RSI à 40 reste neutre, sans atteindre la zone des 30. Le support à 28,16 € a cédé en séance, ouvrant un espace technique vers les plus bas de l'année. La pression vendeuse est confirmée par la déclaration AMF du 6 mai : les positions courtes nettes atteignent 3,98 % du capital, en hausse de 0,72 point sur trente jours, portées par Marshall Wace, Kintbury Capital et BlackRock. Sur la semaine, le titre perd 6,69 %, effaçant le rebond enregistré le 6 mai à 31,42 € sur la détente du Brent.
Valorisation déprimée et calendrier dégagé jusqu'à fin juillet
Sur la base du consensus des analystes (14 contributeurs, mise à jour du 6 mai), Renault se paie environ 4 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, contre 14,5 fois en moyenne pour le secteur Consumer Discretionary. La croissance du BPA attendue d'un exercice à l'autre est estimée à +4,8 %. Côté volumes commerciaux, les immatriculations du groupe en France ont reculé de 5,27 % en avril, à 45 325 unités, après un mois de mars en forte progression. Le chiffre d'affaires du premier trimestre publié le 23 avril s'est inscrit en hausse de 7,3 % à 12,53 milliards d'euros, mais Dacia avait reculé de 16,3 %. Le calendrier financier ne comporte plus de rendez-vous avant la publication des résultats du premier semestre 2026, attendue le 30 juillet.