L'action Rémy Cointreau passe sous un seuil technique clé après une dégradation de Jefferies
Le titre du groupe de spiritueux recule nettement ce lundi, dans un marché parisien plombé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le CAC 40 abandonne 0,87 % en séance, tandis que Rémy Cointreau affiche l'un des replis les plus marqués parmi les valeurs de consommation.
Jefferies maintient sa recommandation mais réduit sa cible de 50 à 48 euros
La banque américaine Jefferies a publié ce lundi une mise à jour de son objectif de cours sur Rémy Cointreau, abaissé de 50 à 48 euros, tout en conservant une recommandation à « accumuler ». Rapporté au cours actuel de 38,80 euros, cet objectif révisé laisse entrevoir un potentiel de revalorisation de l'ordre de 24 %. Cette révision à la baisse intervient alors que le titre affiche un recul de 6,1 % sur trois mois et de plus de 11 % sur un an, signe d'une tendance de fond encore défavorable.
La publication de l'activité du quatrième trimestre 2025-2026, prévue le 30 avril, puis celle des résultats annuels le 4 juin, constitueront les prochains rendez-vous déterminants pour le groupe cognaçais. Ces échéances pourraient fournir aux analystes de nouveaux éléments sur la dynamique commerciale, notamment aux États-Unis et en Asie, deux marchés stratégiques pour le pôle cognac.
Un cours en zone haute de Bollinger malgré un recul de 2 % en séance
En séance ce lundi, Rémy Cointreau s'échange à 38,80 euros, en repli de 2,07 % par rapport à la dernière clôture de vendredi (39,62 euros). Ce recul ramène le titre sous sa moyenne mobile à 50 jours, située à 39,74 euros, un signal technique qui traduit un essoufflement du rebond observé ces sept derniers jours (+4,41 %). La moyenne mobile à 200 jours, nettement plus élevée à 44,44 euros, confirme que la tendance de long terme demeure orientée à la baisse.
Du côté des bandes de Bollinger, le cours évolue dans la partie haute du canal, à 90 % de la borne supérieure fixée à 39,34 euros, ce qui signale une zone de surachat potentiel. Autrement dit, le titre se situe à un niveau techniquement tendu après sa récente remontée depuis la borne inférieure (34,04 euros). Le seuil de support le plus proche ressort à 35,18 euros. Dans un contexte de marché fragilisé par la flambée du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, les valeurs de consommation non essentielles comme les spiritueux subissent des prises de bénéfices, à l'image d'Unilever (-1,79 %) et de L'Oréal (-0,81 %) en séance.