L'action Rémy Cointreau rebondit de 1,94 % après avoir touché un point bas
Le titre Rémy Cointreau progresse de 1,94 % ce jeudi 5 mars, à 38,96 euros, après avoir touché la veille un plancher à 38,22 euros. Ce rebond technique intervient dans un contexte de repli prononcé sur les dernières semaines, le titre ayant perdu plus de 5 % en sept jours et 20 % sur un an. Deux échéances clés figurent au calendrier financier du groupe, avec la publication de l'activité du quatrième trimestre prévue le 30 avril et les résultats annuels attendus le 4 juin.
Un rebond fragile au contact d'un support critique
Le cours de Rémy Cointreau évolue actuellement très en dessous de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement situées à 40,61 euros et 45,71 euros. Cet écart significatif traduit une dynamique baissière solidement ancrée sur le moyen et le long terme. Le titre a rebondi ce matin au contact précis de son seuil de support à 38,22 euros, niveau qui correspondait au cours de clôture de la veille.
Le RSI, indicateur de momentum qui mesure la vitesse des variations de cours, ressort à 26, soit nettement sous le seuil de 30 habituellement considéré comme une zone de survente. Ce niveau signale que la pression vendeuse a été particulièrement intense ces dernières séances. Si ce type de configuration peut précéder des rebonds techniques, il ne constitue pas à lui seul un signal de retournement durable, la tendance de fond demeurant orientée à la baisse. La résistance majeure la plus proche se situe à 45,90 euros, soit un écart de près de 18 % par rapport au cours actuel.
Des rendez-vous financiers déterminants pour le groupe de spiritueux
Le groupe Rémy Cointreau, spécialiste du cognac et des spiritueux haut de gamme, aborde les prochaines semaines avec deux publications stratégiques inscrites à son agenda. La première, le 30 avril, portera sur l'activité commerciale du quatrième trimestre de l'exercice 2025-2026, un indicateur scruté pour évaluer la trajectoire des ventes dans un environnement de consommation toujours incertain pour les spiritueux premium.
La seconde échéance, fixée au 4 juin, dévoilera les résultats complets de l'exercice écoulé. Ces chiffres permettront de mesurer l'ampleur de l'éventuel redressement opérationnel après une année 2024-2025 marquée par la normalisation post-Covid de la demande, notamment sur le marché américain et en Chine. Depuis un an, la capitalisation du groupe a fondu d'un cinquième, reflet des interrogations persistantes sur le rythme de reprise des volumes. Sur trois mois en revanche, le titre affiche un gain de 5,47 %, signe que des tentatives de stabilisation ont été amorcées avant le récent décrochage hebdomadaire.