L'action Safran signe un record historique à 360,80 € et flambe de 20 % en un mois
Le motoriste aéronautique inscrit un nouveau sommet absolu à la Bourse de Paris en tout début d'après-midi. Le titre poursuit une ascension entamée depuis plusieurs semaines, dans un CAC 40 quasi stable qui laisse la valeur évoluer sur sa propre dynamique.
Un nouveau plus haut historique à 360,80 € qui prolonge le rallye de juin
L'action Safran a touché 360,80 € en séance, un nouveau plus haut historique qui dépasse l'ancien record de 354,10 € atteint le 2 juillet. Le titre gagne 0,36 % à 358,00 €, alors que le CAC 40 s'étire de 0,03 %. Le rallye s'inscrit dans la continuité d'une séquence exceptionnelle : la valeur gagne près de 20 % sur un mois et 24,6 % sur trois mois, portant sa progression annuelle à 32,7 %. Le motoriste avait déjà franchi la barre des 343,70 € fin juin, puis inscrit un premier record à 351,80 € le 2 juillet.
Le seuil symbolique des 360 €, évoqué depuis plusieurs séances comme prochain palier, a donc été atteint intraday. La configuration technique traduit cette accélération. Le cours évolue 9,6 % au-dessus de sa moyenne mobile à 20 jours (326,63 €), 18,6 % au-dessus de la MM50 (301,80 €) et 17,7 % au-dessus de la MM200 (304,23 €), un écartement rare qui témoigne de l'ampleur du mouvement. Le RSI à 75 place le titre en zone de surachat, tandis que le MACD reste orienté à la hausse avec un histogramme positif à 1,96.
Une valorisation tendue face à un contexte sectoriel mitigé sur la défense et l'aérien
À 358 € et selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 35,5 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 29,1 fois ceux de 2027, des multiples qui reflètent les anticipations élevées sur la trajectoire du groupe. Le contexte de marché envoie néanmoins des signaux contrastés : le repli du Brent vers un plus bas de quatre mois autour de 70,7 dollars, sur fond de normalisation des flux via le détroit d'Ormuz, allège la facture énergétique du transport aérien et soutient indirectement l'activité des motoristes civils. En parallèle, la poursuite des frappes russes sur Kyiv entretient une prime de risque géopolitique favorable aux acteurs de la défense, un segment sur lequel Safran monte en cadence, notamment sur la bombe AASM Hammer dont la production doit passer à 1 400 unités en 2026.
Le motoriste avait par ailleurs signé mi-juin un protocole d'accord avec Theon International pour créer une coentreprise dans l'optronique pour drones, élargissant son exposition au segment des systèmes embarqués. Sur la séance, Safran n'apparaît pas dans le peloton de tête du CAC 40, dominé par Stellantis (+2,11 %) et EssilorLuxottica (+1,83 %), alors qu'ArcelorMittal ferme la marche (-2,97 %). Le prochain seuil technique franchissable en séance a été le sommet des 358,10 €, désormais dépassé par le record intraday à 360,80 €.