L'action Saint-Gobain enfonce un support clé avec un RSI à 13, du jamais vu
Saint-Gobain poursuit sa trajectoire baissière ce vendredi 6 mars 2026, avec un repli de 2,48 % à 74,04 euros. Le titre du spécialiste des matériaux de construction accuse désormais un recul de près de 15 % sur une semaine et de plus de 26 % sur un an. Cette nouvelle séance de baisse intervient alors que deux grandes banques ont récemment révisé leurs objectifs de cours sur la valeur.
Un signal technique dégradé après la cassure du support à 75,92 euros
En terminant la séance à 74,04 euros, Saint-Gobain a franchi à la baisse le seuil de support situé à 75,92 euros, qui correspondait au cours de clôture de la veille. Ce franchissement constitue un signal technique défavorable, d'autant que le titre évolue désormais nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 20 jours (86,37 euros), à 50 jours (85,36 euros) et à 200 jours (90,88 euros), traduisant une dynamique baissière installée sur plusieurs horizons temporels.
Le RSI, indicateur mesurant la vitesse et l'ampleur des mouvements de prix, s'établit à 13, un niveau rarement atteint qui signale une situation de survente prononcée. Ce seuil, bien en deçà de la limite conventionnelle de 30, reflète l'intensité de la pression vendeuse qui s'exerce sur le titre depuis plusieurs semaines. Le cours a même percé la borne inférieure des bandes de Bollinger, fixée à 77,87 euros, accentuant la lecture d'un mouvement excessif à court terme.
Des recommandations d'analystes divergentes sur la valorisation du titre
Ce vendredi 6 mars, JP Morgan a abaissé son objectif de cours sur Saint-Gobain de 110 à 100 euros, tout en maintenant sa recommandation à « surpondérer ». À ce niveau, la banque américaine estime que le titre dispose d'un potentiel de revalorisation d'environ 35 % par rapport au cours actuel. Deux jours plus tôt, UBS avait également réduit sa cible, la ramenant de 78 à 75 euros, et confirmé son avis à la « vente ». Le cours du jour se situe donc légèrement en dessous de l'objectif le plus prudent parmi ces deux intermédiaires.
Ces révisions baissières simultanées illustrent l'ajustement en cours des valorisations sur le groupe, dans un contexte de repli marqué du secteur de la construction en Europe. La prochaine échéance susceptible d'infléchir la trajectoire du titre est la publication des résultats du premier trimestre 2026, attendue le 23 avril. D'ici là, la divergence notable entre les deux avis – l'un voyant un potentiel de hausse substantiel, l'autre recommandant de céder le titre – témoigne de l'incertitude qui entoure les perspectives du groupe à court terme.