L'action Saint-Gobain s'envole de près de 6 % et signe la meilleure hausse du CAC 40
Le titre du fabricant de matériaux de construction s'arroge la première place de l'indice parisien en milieu de matinée. Le bond intervient après l'officialisation d'une cession majeure dans les pays nordiques, qui valide un nouveau pan du plan stratégique du groupe.
La cession de Dahl à Kesko pour 1,518 milliard d'euros dope la valeur en séance
Saint-Gobain gagne 5,6 % à 80,00 € en milieu de matinée et signe la plus forte hausse du CAC 40, alors que l'indice progresse de 1,08 %. Le mouvement fait suite à l'annonce, ce lundi, de la vente de la branche de distribution Dahl au finlandais Kesko, pour une valeur d'entreprise de 1,518 milliard d'euros. L'opération couvre la Suède, la Norvège et le Danemark, et doit être finalisée début 2027 sous réserve du feu vert des autorités de la concurrence.
Elle prolonge la trajectoire de recentrage entamée avec la cession de HKO début juin, dans le cadre du plan « Lead & Grow ». L'opération conforte la dynamique amorcée la semaine dernière, le titre affichant désormais +11,42 % sur trois mois, même si le solde annuel reste négatif (-16,49 %).
Un rebond technique marqué qui ramène le cours au contact de sa résistance des 80,24 €
Le titre a franchi en séance sa résistance des 80,24 €, touchant un plus haut à 80,68 € avant de repasser légèrement sous le seuil. La hausse repositionne le cours nettement au-dessus des moyennes mobiles à 20 et 50 jours (75,95 € et 76,40 €), avec un écart de plus de 4 % dans les deux cas, signe d'une reprise franche de la dynamique de court terme. La MM200 à 82,95 € reste toutefois 3,56 % au-dessus du cours et matérialise le prochain seuil à surveiller.
Le contexte de séance ajoute un soutien indirect avec un Brent en repli de 3,48 %, à 84,29 dollars, après l'annonce d'un accord-cadre américano-iranien sur le détroit d'Hormuz, qui allège la facture énergétique des industriels du secteur. La conjoncture du bâtiment reste, elle, dégradée en Europe (climat construction France à -17,2 en mai), ce qui justifie aux yeux du groupe la poursuite des arbitrages de portefeuille.