L'action Sanofi a clôturé ce lundi 15 décembre à 80,60 euros, en repli de 3,26 % par rapport à la veille qui affichait 83,32 euros. Le laboratoire pharmaceutique français enregistre ainsi la plus forte baisse du CAC 40 sur la séance, dans un contexte marqué par deux annonces défavorables concernant son médicament expérimental tolébrutinib destiné au traitement de la sclérose en plaques. Le groupe a annoncé que l'étude de phase 3 Perseus n'avait pas atteint son critère principal d'évaluation dans la sclérose en plaques primaire progressive et que le processus d'examen réglementaire américain du tolébrutinib pour la sclérose en plaques secondaire progressive non-récurrente s'étendra au-delà de la date d'action cible du 28 décembre 2025, avec des orientations supplémentaires de la FDA attendues d'ici la fin du premier trimestre 2026. La rotation du capital demeure contenue à 0,31 % de la capitalisation échangée dans la journée. Sur un horizon plus long, le titre accuse un repli de 5,18 % sur sept jours et affiche une performance négative de 9,61 % sur un an, contre une hausse de près de 10 % pour l'indice parisien sur la même période. Le RSI et les moyennes mobiles signalent une pression baissière persistante Sur le plan technique, l'indice de force relative affiche 33, un niveau qui traduit une zone de survente et témoigne d'une pression vendeuse soutenue sans pour autant signaler un excès caractérisé. Le titre évolue désormais nettement en dessous de ses trois moyennes mobiles clés : 85,48 euros pour la moyenne à 20 jours, 86,15 euros pour celle à 50 jours et 87,87 euros pour la moyenne à 200 jours. Cet écart de plus de 7 euros entre le cours actuel et la moyenne longue illustre la difficulté du titre à retrouver une tendance de fond favorable. Les bandes de Bollinger encadrent le cours entre 82,20 et 88,77 euros, plaçant la cotation actuelle dans la partie inférieure du canal, ce qui confirme la faiblesse du momentum. Le support technique identifié à 82,68 euros a été enfoncé en séance, ouvrant la voie à un test potentiel des plus bas de septembre autour de 77,50 euros. La volatilité mensuelle s'établit à 4,42 %, témoignant d'une nervosité contenue malgré les annonces du jour. Échec clinique et retard réglementaire assombrissent les perspectives du pipeline L'essai de phase 3 Perseus, qui évaluait le tolébrutinib pour la sclérose en plaques primaire progressive, n'a pas atteint son critère principal d'évaluation, poussant Sanofi à ne pas poursuivre l'enregistrement réglementaire pour cette indication. Par ailleurs, la date cible d'examen par la FDA pour la sclérose en plaques secondaire progressive non-récurrente, déjà repoussée du 28 septembre au 28 décembre 2025 en raison de demandes d'analyses complémentaires, connaît un nouveau report au-delà de cette échéance. En réponse à une demande de la FDA, Sanofi a soumis un protocole d'accès élargi pour le tolébrutinib dans cette indication, soulignant l'engagement de l'entreprise à fournir aux patients éligibles un accès à ce traitement expérimental. Si les analystes de Jefferies jugent que l'opportunité commerciale reste concentrée sur la forme secondaire progressive, JP Morgan se montre prudent quant à l'éventuelle autorisation du produit. Ces déconvenues s'inscrivent dans une série de déceptions cliniques pour le groupe en 2025, alors que le consensus tablait en début d'année sur des résultats d'essais plus favorables. Le titre affiche désormais un objectif de cours moyen de 100 euros chez HSBC et 95 euros chez JP Morgan, qui a récemment abaissé sa recommandation de surpondérer à neutre le 8 décembre.