L'action Schneider Electric rebondit de 2 % et tente de sortir du canal baissier
Le spécialiste des équipements électriques repart nettement à la hausse en début d'après-midi, dans un CAC 40 lui aussi orienté favorablement. Le titre efface une partie de son repli mensuel, alors que la volatilité recule sur les places européennes malgré la persistance des tensions au Moyen-Orient.
Un rebond de plus de 2 % qui figure parmi les plus fortes hausses du CAC 40
L'action Schneider Electric gagne 2,11 % à 268,00 € en début d'après-midi, alors que le CAC 40 progresse de 0,54 % à 8 383,50 points. Le titre figure parmi les plus fortes hausses de l'indice parisien, aux côtés d'ArcelorMittal, STMicroelectronics, Stellantis et Legrand. dans un marché où le VIX reflue de près de 5 %, à 17,87. Cette embellie reste toutefois à relativiser dans la durée : sur un mois, le titre accuse encore un repli de 7,35 %, et cède 3,82 % sur trois mois, séquelles de la correction observée après le record historique à 291 € frôlé mi-juin.
La séance intervient alors que le Hang Seng a bondi de 2,36 % à la clôture, tandis que le Nikkei a lâché plus de 4 %, signe d'un contexte asiatique contrasté. Sur le plan des flux corporate récents, le groupe avait bouclé fin juin son émission obligataire de 1,5 milliard d'euros, une opération saluée par un communiqué de succès diffusé le 29 juin. Cette opération de refinancement s'est doublée, début juillet, de l'annonce de l'acquisition de Cognite Holding pour 3,1 milliards de dollars, destinée à renforcer la filiale logicielle AVEVA sur l'IA industrielle.
Le titre bute encore sur ses moyennes mobiles courtes malgré un matelas sur la MM200
À 268,00 €, le cours reste en dessous de sa MM20 (274,70 €, écart de -2,44 %) et de sa MM50 (272,72 €, écart de -1,73 %), deux seuils qui balisent désormais la zone de résistance de court terme. Le franchissement de la MM20 constituerait le premier signal de sortie du canal baissier entamé après le record de mi-juin. En revanche, le titre conserve un coussin appréciable au-dessus de sa MM200 à 253,30 €, soit un écart de 5,80 %, tandis que le support technique à 257,70 € encadre le repli sur le mois écoulé. Le RSI à 41 traduit l'absence de dynamique claire, dans une zone neutre, cohérente avec un titre qui rebondit sans avoir purgé complètement la correction.
Le contexte fondamental reste porteur pour la trajectoire longue : sur un an, la valeur affiche encore un gain de 13,01 %. La conjoncture du bâtiment demeure toutefois dégradée en Europe, avec un climat construction à -18,2 en France et -14,3 en Allemagne en juin, un environnement à surveiller pour la division équipements électriques du groupe. Le prochain rendez-vous du calendrier reste la publication semestrielle attendue à l'été, qui donnera un point d'étape sur l'intégration de Cognite et sur la contribution d'AVEVA.