L'action SPIE recule de près de 6 % sur trois mois et bute sous sa MM200
Le groupe de services multitechniques recule en milieu de séance, dans un marché parisien nettement orienté à la baisse après la correction de Wall Street. Son titre se replie sans rejoindre les plus fortes baisses de l'indice, alors que ses derniers chiffres trimestriels ont confirmé la trajectoire annoncée pour l'année.
Un repli qui laisse le titre entre ses moyennes courtes et sa MM200
L'action SPIE perd 1,87 % à 44,06 €, après 44,90 € la veille. Le CAC 40 cède 1,63 % et le SBF 120 1,64 %, alors que le Nasdaq a clôturé jeudi sur un recul de 5,52 %.
Le titre se replie donc à peu près au rythme de l'indice, sans s'en détacher. Le mouvement ne remet pas en cause le rebond engagé sur le mois : SPIE gagne encore 4,06 % sur cette période, malgré un recul de 5,81 % sur trois mois.
Le cours reste au-dessus de sa MM20 (42,48 €, écart de 3,72 %) et de sa MM50 (42,93 €), mais en dessous de sa MM200, à 46,78 €. Cette dernière, située 5,81 % au-dessus du cours, borne le haut de la configuration depuis plusieurs semaines.
Le RSI à 57 reste neutre. Le titre cote ainsi dans une zone intermédiaire, à distance de sa résistance à 45,04 € comme de son support à 40,56 €.
Des comptes du troisième trimestre qui confirment les objectifs 2026
SPIE a publié le 30 octobre sa production du troisième trimestre, en hausse de 13,7 % à 2 886,8 M€. À l'occasion de ces résultats à neuf mois, la croissance organique a atteint 4,7 % au troisième trimestre, selon les éléments communiqués par le groupe.
Sept acquisitions annoncées représentent près de 800 M€ de chiffre d'affaires annuel, et le groupe a confirmé ses perspectives pour 2026.
Parmi les risques cités, l'environnement macroéconomique et politique de plus en plus volatil, et la perturbation d'activité au Moyen-Orient après le déclenchement du conflit avec l'Iran.
Le groupe a aussi annoncé le 29 octobre le rachat de 76 % de l'autrichien SAR, qui réalise environ 100 M€ de chiffre d'affaires, avec une finalisation attendue début 2027. Un programme de rachat d'actions de 59 M€, annoncé le 30 juillet, complète le dispositif de retour à l'actionnaire.