L'action Stellantis rebondit de 2,32% vendredi, portée par une performance hebdomadaire de +7,02%
Stellantis retrouve de l'élan vendredi avec une progression de 2,32% à la clôture, s'établissant à 9,45 euros. Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique positive sur une semaine, le titre gagnant plus de 7% depuis lundi dernier. Une correction bienvenue face à la difficultés de l'année écoulée, qui voit l'action reculer de 23,69% sur douze mois. Cet écart révèle la volatilité du titre depuis le début de l'exercice.
Le titre de l'équipementier automobile a clôturé à 9,45 euros, en hausse de 2,32% par rapport à la séance précédente où il s'était inscrit à 9,24 euros. Les échanges ont demeuré mesurés avec seulement 0,06% du capital quotidien changeant de mains, traduisant une liquidité habituelle pour le titre. Cette progression quotidienne s'inscrit dans un contexte de stabilité des indices, le CAC 40 restant pratiquement inchangé à 8 225,63 points. L'écart de performance entre Stellantis et son indice de référence illustre bien la trajectoire spécifique du groupe depuis le début de l'année. Alors que le CAC 40 progresse de 9,71% sur douze mois, Stellantis subit une contraction cumulative de 23,69%, reflétant les turbulences traversées par le secteur automobile et le groupe en particulier. Sur trois mois, néanmoins, l'action gagne 9,94%, suggérant une stabilisation progressive depuis l'été.
L'année 2025 reste marquée par les défis structurels du secteur. Le groupe a enregistré au deuxième trimestre une contraction du chiffre d'affaires de 12,7% sur un an, signalant des tensions commerciales et une demande affaiblie. Toutefois, le troisième trimestre a montré une amélioration avec une augmentation des facturations de 13%. Parallèlement, Stellantis poursuit ses investissements stratégiques, notamment aux États-Unis où le groupe prévoit un déploiement de 13 milliards de dollars sur quatre ans pour renforcer sa présence et sa capacité de production. Le contexte commercial reste cependant entaché d'incertitudes géopolitiques, comme en témoigne la riposte canadienne envers les constructeurs automobiles américains, susceptible d'impacter les chaînes d'approvisionnement. Analyst Bernstein a d'ailleurs maintenu le 24 octobre sa recommandation neutre sur le dossier avec un objectif de cours inchangé à 8 euros, suggérant une certaine prudence face aux perspectives du groupe.
Sur le plan technique, le titre évolue désormais légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à cinquante jours fixée à 8,42 euros, tandis qu'il progresse vers sa moyenne à deux cents jours à 9,46 euros, signifiant une convergence des cours vers cette dernière. L'écart entre les deux moyennes s'est considérablement réduit, passant de 1,72 euro en début de période à 1,07 euro actuellement, illustrant une tendance modératrice. Le titre se situe entre ses seuils techniques de support à 7,87 euros et de résistance à 9,55 euros, cette dernière marquant un plafond à proximit immédiate du cours. L'indice de force relative (RSI) s'établit à 53, témoignant d'une position neutre sans signal de surcharge haussière ou baissière. Le MACD affiche une ligne à 0,28 et une ligne de signal à 0,25, avec un histogramme positif de 0,03, traduisant une dynamique encore modérée mais bien-orientée. La volatilité mensuelle atteint 15,46%, reflétant des oscillations importantes, tandis que la bande supérieure des Bandes de Bollinger se positionne à 9,85 euros et l'inférieure à 7,78 euros, offrant un cadre de fluctuation relativement prévisible.