L'action TotalEnergies progresse et défie un CAC 40 en repli
La major pétrolière française termine la séance dans le vert, à contre-courant d'un CAC 40 légèrement baissier. Le titre tente une nouvelle fois de franchir une zone technique étroite, dans un contexte de vigilance sur le secteur énergétique.
Un rebond de 1,24 % qui ramène le titre au contact de ses moyennes mobiles 20 et 50 jours
L'action TotalEnergies a clôturé à 77,42 €, en hausse de 1,24 % sur la séance. Le titre figure parmi les plus fortes hausses du CAC 40, alors que l'indice parisien a reculé de 0,18 %.
Sur le plan des repères techniques, le cours revient au contact de sa MM20 (77,73 €) et de sa MM50 (77,63 €), avec un écart inférieur à 0,5 % dans les deux cas. Cette zone resserrée fait office de plafond depuis plusieurs séances, le titre évoluant dans un couloir étroit entre le support à 75,18 € et la résistance à 80,27 €.
Le RSI à 45 reste en territoire neutre, sans signal directionnel marqué. Le MACD, légèrement négatif (-0,09 contre 0,04 pour la ligne de signal), traduit l'absence de dynamique tranchée à court terme.
À plus long terme, le cours conserve un écart confortable de près de 23 % au-dessus de sa MM200 (62,98 €), reflet du rallye de 47 % enregistré sur un an.
Un contexte énergétique mondial qui reste un point d'attention pour la major
Sur le compartiment énergétique, le contexte macro reste chargé. L'Agence internationale de l'énergie, dans son dernier rapport du 15 mai, table sur une demande mondiale de pétrole de 104 millions de barils par jour en 2026, en léger recul (-0,42 Mb/j) sur un an.
La production de l'OPEP+ est ressortie à 34,13 Mb/j en avril, selon la même source.
La poussée de l'inflation à la production en Chine (+3,9 % sur un an en mai, plus haut depuis juillet 2022) confirme une tension sur les prix des matières premières et de l'énergie à l'échelle internationale. Sur la valorisation, le titre se paie environ 7,9 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours et 9,2 fois ceux de l'exercice suivant, selon le consensus des analystes recensés.
Pour rappel, lors de la publication des résultats du premier trimestre fin avril, le groupe avait relevé son dividende à 0,90 € par action et affiché un résultat net en hausse de 29 %. Le titre reste désormais sous surveillance autour de ses moyennes mobiles 20 et 50 jours, dont le franchissement constituerait la prochaine étape technique avant la résistance des 80,27 €.