L'action Vicat prolonge son rebond et repasse au-dessus de sa MM50
Le cimentier isérois prolonge son rebond de la veille et s'inscrit en bonne place dans un SBF 120 quasi à l'équilibre. La hausse du jour s'accompagne d'un renforcement de la position du titre au-dessus de ses moyennes mobiles de court et moyen terme, dans un contexte de marché globalement prudent.
Un gain de 1,86 % qui consolide la reprise technique au-dessus des MM20 et MM50
Vicat progresse de 1,86 % à 65,60 € en séance, dans un SBF 120 qui cède un dixième de pourcent. Le titre s'installe clairement au-dessus de sa moyenne mobile à 20 jours (64,95 €, soit un écart de +1,00 %) et de sa MM50 (63,99 €, soit +2,52 %), deux seuils qui avaient été franchis à la hausse lors du rebond de la veille. La MM200, à 67,49 €, reste en revanche au-dessus du cours actuel d'un peu moins de 3 %, ce qui délimite la prochaine résistance mobile à franchir.
Le RSI à 43 traduit une configuration neutre, loin des zones extrêmes, ce qui laisse de la marge technique pour prolonger la progression sans signal de surachat immédiat. La résistance statique est identifiée à 68,70 €, tandis que le support reste ancré à 59,80 €. Sur la semaine, la progression reste contenue à moins de 1 %, mais sur trois mois le titre affiche un gain de près de 9 %, ce qui illustre la reprise engagée depuis le bas de cycle de fin de printemps.
Un investissement de 7 M€ dans le combustible alternatif rappelle la stratégie de décarbonation du groupe
Dans le prolongement de l'actualité récente, le groupe avait annoncé début septembre le renforcement de sa coentreprise VALèreCO avec Derichebourg, via un investissement de près de 7 M€ dans une nouvelle unité industrielle en Meuse, destinée à produire un combustible solide de récupération (CSR) alimentant l'une de ses cimenteries. Ce projet illustre la stratégie de substitution énergétique que le groupe conduit depuis plusieurs années pour réduire son exposition aux coûts de l'énergie fossile, un poste que Vicat avait identifié, lors de la publication de ses résultats du T1 2026 le 4 mai 2026, comme l'un des principaux risques pesant sur ses marges. Le groupe avait alors visé une « croissance modérée » de son chiffre d'affaires et de son EBITDA à périmètre et change constants.
Selon le consensus des analystes recensés, le titre se négocie autour de 9,8 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, et 8,8 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action projetée à +11,8 % d'un exercice à l'autre. La résistance mobile de la MM200, à 67,49 €, constitue le prochain seuil à surveiller pour confirmer la dynamique haussière de moyen terme.