L'action Virbac rebondit de 3 %, en tête du SBF 120 avec un RSI à 25
Le rebond est net ce vendredi matin pour le laboratoire vétérinaire basé à Carros : le titre signe la meilleure performance de son indice, dans une séance où le SBF 120 progresse modestement. Ce sursaut intervient après plusieurs semaines de pression vendeuse qui ont ramené le cours sur des niveaux proches d'un support de court terme.
Virbac en tête du SBF 120 malgré un RSI en survente extrême à 25
En séance ce vendredi, Virbac gagne 3,15 % à 311,50 €, signant la plus forte hausse du SBF 120. Le titre repart depuis la veille, qui avait servi de plancher au cours, le support à 302 € ayant tenu. Ce rebond s'inscrit pourtant dans un contexte technique encore fragile : le RSI à 25 indique une configuration de survente extrême, cohérente avec la dépréciation de près de 3 % accumulée sur la semaine, mais le cours reste en dessous de la MM20 à 323,93 € (écart de -3,84 %) et de la MM50 à 329,51 € (écart de -5,47 %).
Ces deux moyennes mobiles pèsent comme des résistances proches, et la MM200 à 348,21 € se trouve encore 10,54 % au-dessus du cours actuel. Le rebond du jour, aussi visible soit-il dans le classement de l'indice, ne suffit pas à renverser la configuration baissière inscrite depuis plusieurs semaines, avec une performance sur un mois à -6,74 %.
Des résultats semestriels attendus le 17 septembre, sur fond de remontée des taux en zone euro
La prochaine échéance concrète pour le titre, qui avait cassé son support à 314 € mercredi dernier, est la publication des résultats semestriels 2026, prévue le 17 septembre. Une réunion SFAF consacrée aux informations financières et stratégiques du premier semestre est prévue le 18 septembre. Ces deux rendez-vous arrivent dans un environnement macroéconomique chargé : la BCE a relevé son taux directeur à 2,50 % hier, sa deuxième hausse de l'année, dans un contexte d'inflation toujours supérieure à la cible, tirée par les prix de l'énergie.
Pour un groupe comme Virbac, dont les activités en santé animale s'étendent sur plusieurs continents, la remontée des coûts de financement en zone euro et la pression sur les marges liée à l'énergie constituent un paramètre de fond à surveiller. La publication semestrielle du 17 septembre apportera les premiers éléments chiffrés pour évaluer la résilience opérationnelle du groupe dans ce cadre.