Lectra : chiffre d'affaires stable au troisième trimestre, EBITDA en hausse de 10 %
Lectra a publié le 28 octobre 2026 ses comptes du troisième trimestre. L'EBITDA avant éléments non récurrents a progressé de 10 % alors que le chiffre d'affaires est resté stable à taux de change réels.
Cet écart entre activité et rentabilité tient au poids des revenus récurrents, qui représentent 78 % du chiffre d'affaires trimestriel, et à la progression des abonnements SaaS. Les prises de commandes d'équipements, à 18,9 millions d'euros, ont en revanche reculé de 10 % à données comparables, un niveau que la société qualifie de bas.
Troisième trimestre : marge d'EBITDA à 19,3 %, chiffre d'affaires stable
Le chiffre d'affaires du troisième trimestre s'est établi à 121,6 millions d'euros, contre 121,8 millions un an plus tôt. Il est stable à taux de change réels et en recul de 2 % à données comparables. Les analystes attendaient en moyenne 125 millions d'euros avant la publication.
Les revenus récurrents sont restés stables : la hausse de 12 % des abonnements SaaS à données comparables a compensé le repli des consommables et pièces ainsi qu'une évolution plus contrastée des contrats de maintenance. Les revenus non récurrents (22 % du total) ont reculé de 7 %.
L'EBITDA avant éléments non récurrents a atteint 23,4 millions d'euros, en hausse de 10 %. Sa marge s'est établie à 19,3 % contre 17,4 % un an plus tôt, soit 200 points de base de plus à données comparables. Le résultat opérationnel a progressé de 23 %, à 13,5 millions d'euros.
Le résultat net a augmenté de 45 %, à 10,4 millions d'euros contre 7,2 millions. Selon la société, cette hausse reflète une charge d'impôt nettement inférieure, notamment liée à l'utilisation de déficits fiscaux reportables.
Sur neuf mois, les leviers structurels compensent l'essentiel de l'effet cyclique
Sur les neuf premiers mois, le chiffre d'affaires a reculé de 4 % à données comparables, à 361,3 millions d'euros. Les revenus récurrents (285,0 millions, 79 % du total) ont progressé de 1 %, dont 73,7 millions d'abonnements SaaS en hausse de 13 %. Les revenus non récurrents ont baissé de 21 %, à 76,2 millions.
Ce mix a porté la marge brute à 74,5 %, en hausse de 190 points de base. L'EBITDA avant éléments non récurrents a reculé de 3 % à données comparables, à 57,1 millions d'euros. Sa marge s'est établie à 15,8 % contre 16,1 %, soit 0,3 point de moins à taux réels mais 0,3 point de plus à données comparables.
Le groupe chiffre à 9,1 millions d'euros l'effet structurel de sa transformation sur l'EBITDA : 5,5 millions proviennent de la croissance des contrats récurrents et 3,6 millions de la baisse des coûts fixes. Cet apport a compensé l'essentiel de l'impact négatif lié à la moindre contribution des activités cycliques.
Le résultat net a progressé de 10 %, à 20,1 millions d'euros, et le free cash-flow avant éléments non récurrents a atteint 36,4 millions. La dette nette s'élevait à 62,4 millions d'euros fin septembre, contre 21,3 millions fin 2025, principalement sous l'effet du rachat de minoritaires dans TextileGenesis et Launchmetrics, du dividende et des rachats d'actions.
Croissance récurrente 2026 sous la feuille de route, objectif de marge dépassé
Fin septembre, l'ARR s'élevait à 106,5 millions d'euros, en hausse de 8 % à données comparables depuis fin 2025 (11 % en rythme annualisé). Pour 2026, Lectra anticipe une croissance de l'ARR SaaS et des revenus des contrats récurrents inférieure aux trajectoires de sa feuille de route 2026-2028 (+15 % et +5 % à +8 % à données comparables).
Le groupe réitère son objectif d'amélioration du ratio de sécurité, qui mesure la couverture des coûts fixes par la marge brute des activités récurrentes. Ce ratio atteignait 99 % fin septembre, pour une cible supérieure à 100 % en 2028. Les résultats annuels seront publiés le 10 février 2027.
Sur la rentabilité, la société prévoit que la contribution de l'amélioration structurelle de sa marge d'EBITDA avant éléments non récurrents dépasse en 2026 l'objectif de 120 à 180 points de base annoncé en février, à données comparables. Selon le groupe, ce levier lui a permis de compenser des commandes d'équipements inférieures à leur niveau de 2025.