Société de la Tour Eiffel : un addendum à l’OPR-RO après le recours sur l’augmentation de capital
La Société de la Tour Eiffel a mis à disposition un document complémentaire établi par son expert indépendant, suite aux objections d'actionnaires minoritaires contestant l'augmentation de capital de janvier 2025. établi par son expert indépendant, suite aux objections d'actionnaires minoritaires contestant l'augmentation de capital de janvier 2025.
Addendum de l'expert indépendant face au litige en cours
La Société de la Tour Eiffel annonce la mise à disposition, sur son site internet, d'un addendum à l'attestation d'équité du 18 mai 2026 établie par le cabinet Sorgem Evaluation. Ce document complémentaire, daté du 16 juin 2026, fait suite à la réception d'un courrier d'actionnaires minoritaires ayant engagé une action judiciaire le 28 juillet 2025. Ces derniers demandent l'annulation des décisions sociales ayant autorisé l'augmentation de capital de près de 600 millions d'euros réalisée le 17 janvier 2025, ou à défaut, la condamnation du groupe SMABTP à réparer un préjudice estimé du fait de cette opération.
Cette action judiciaire fait suite aux prises de position exprimées par ces actionnaires dans la presse lors de l'annonce de l'augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS). La demande est actuellement pendante devant le Tribunal des activités économiques de Paris et ne devrait pas faire l'objet d'un jugement avant plusieurs mois, le tribunal ayant sursis à statuer sur certains aspects procéduraux.
Augmentation de capital approuvée à très large majorité
La Société de la Tour Eiffel et son actionnaire majoritaire le groupe SMABTP considèrent cette demande sans fondement. L'augmentation de capital a été approuvée en assemblée générale à une très large majorité, avec 94,17 % des voix exprimées favorables et 78,8 % hors prise en compte des voix du groupe SMABTP. Elle a été ouverte à tous les actionnaires.
Selon la Société, cette augmentation était nécessaire pour faire face aux échéances financières, réduire le coût de la dette, éviter une violation des covenants bancaires et reconstituer une flexibilité financière. Une violation aurait pu entraîner l'exigibilité anticipée de la totalité de la dette brute, établie à 798 millions d'euros au 31 décembre 2024. La Société souligne également qu'une annulation de l'augmentation de capital ne pourrait pas être mise en œuvre en pratique, compte tenu de l'impossibilité de rendre les fonds levés ou d'identifier les détenteurs actuels des actions émises.
Aucune incidence sur l'offre publique de retrait
La Société précise que tant son conseil d'administration, lors de son avis motivé sur le projet d'offre publique de retrait suivie d'un retrait obligatoire (OPR-RO) annoncé par le groupe SMABTP le 1er avril 2026, que son comité ad hoc avaient une parfaite connaissance de cette action judiciaire et que cette dernière n'a eu aucune incidence sur les décisions prises. Le projet d'offre a été soumis à l'Autorité des marchés financiers le 19 mai 2026.