Vivoryon : perte réduite à 4,8 M€, trésorerie limitée à 1,7 M€ fin septembre
Vivoryon Therapeutics a publié le 5 novembre 2026 ses comptes des neuf premiers mois de l'exercice. La perte nette recule à 4,8 M€, contre 7,6 M€ un an plus tôt, sous l'effet de la baisse des dépenses.
Dans le même temps, la trésorerie a été ramenée à 1,7 M€ au 30 septembre, contre 5,6 M€ au 31 décembre 2025. De nouvelles mesures d'économies prolongent l'horizon de financement jusque dans la seconde moitié de décembre 2026.
La biotech, recentrée sur les maladies rénales, poursuit ses négociations en vue d'un partenariat ou d'un financement pour son candidat varoglutamstat. Elle étudie en parallèle d'autres options, dont une cession de la société ou d'actifs.
Des charges en baisse, une trésorerie qui continue de reculer
Les frais de recherche et développement ont baissé de 1,4 M€, à 2,3 M€ sur les neuf premiers mois. Ce recul tient en grande partie à une diminution de 1,0 M€ des coûts de développement clinique et d'analyse liés à la recherche sur le rein.
Les frais généraux et administratifs reculent à 2,7 M€, contre 4,0 M€ un an plus tôt. La société l'attribue en grande partie à la baisse de 0,6 M€ des charges de personnel fondées sur des actions, sans effet sur la trésorerie, ainsi qu'aux mesures d'économies engagées.
Le chiffre d'affaires est resté nul, comme sur la même période de 2025 : la réduction de la perte repose donc sur la maîtrise des charges. Elle n'empêche pas la consommation de trésorerie, qui ramène les disponibilités à 1,7 M€ fin septembre.
Selon la société, ces ressources devraient financer ses activités jusque dans la seconde moitié de décembre 2026. Cette prévision s'entend sous réserve de circonstances imprévues et hors fonds éventuels issus du contrat SEPA ou d'autres opérations de financement.
L'accord avec Simcere regroupe les droits mondiaux de varoglutamstat
Vivoryon a signé avec Simcere Pharmaceutical Group un accord de résiliation de leur partenariat de licence régional, qui portait sur le traitement de la maladie d'Alzheimer en Grande Chine. Les droits de développement et de commercialisation de varoglutamstat, ainsi que ceux de l'anticorps préclinique PBD-C06, reviennent à Vivoryon sur ce territoire.
Aucun paiement n'est dû par Vivoryon au titre de cette résiliation. Simcere pourra en revanche percevoir certains paiements si des jalons réglementaires futurs sont atteints en Grande Chine pour varoglutamstat.
Pour le directeur général Frank Weber, l'accord « simplifie la structure des droits pour d'éventuels partenaires ». Sur le plan scientifique, la société s'appuie sur deux études de phase 2 randomisées en double aveugle contre placebo, VIVIAD et VIVA-MIND, qui ont montré selon elle une amélioration statistiquement significative de la fonction rénale (débit de filtration glomérulaire estimé).
Une analyse informatique menée par Lucera GmbH a par ailleurs relié les réponses précliniques au traitement à des processus inflammatoires et fibrotiques impliqués dans la progression de la maladie rénale. Elle a aussi identifié des mécanismes à valider par de nouvelles expériences.
La continuité d'exploitation dépend d'un financement supplémentaire
Le lancement de l'étude de phase 2b prévue chez des patients atteints de maladie rénale diabétique de stade 3b/4, comme celui de toutes les études futures, reste subordonné à un financement ou à un partenariat. La société indique que sa capacité à poursuivre son exploitation dépend de l'obtention de fonds supplémentaires.
Lors de la publication semestrielle du 6 août 2026, Vivoryon faisait état de négociations avancées sur les conditions d'un accord de licence potentiel et de l'examen, par un investisseur spécialisé dans le rein, d'un investissement dans le programme. Le communiqué du 5 novembre évoque des négociations en cours avec différentes parties, sans garantie qu'une transaction se concrétise.
« Notre priorité est d'obtenir le financement de l'étude de phase 2b prévue », a déclaré Frank Weber. « En parallèle, nous évaluons d'autres options stratégiques et de financement, en tenant compte de l'horizon de trésorerie disponible et du potentiel de chaque option à préserver et à réaliser la valeur pour l'actionnaire. »
La réduction des dépenses a ainsi allongé l'horizon de financement, mais la société prévoit de nouvelles pertes d'exploitation et indique qu'un financement additionnel lui sera nécessaire pour poursuivre ses activités au-delà de décembre 2026.