Bourse américaine : tech en hausse, santé en recul à la clôture
Les marchés n'ont pas vraiment réagi à l'entrée en vigueur imminente des nouveaux droits de douane.
La tech dynamise les indices malgré les tensions sectorielles
Les investisseurs ont maintenu leur appétit pour les valeurs technologiques, avec des performances remarquables : Tesla bondit de 3,59% à 268,46 dollars après l'annonce de nouveaux contrats de batteries, tandis que Microsoft (+1,81% à 382,19 dollars) profite de l'engouement pour l'intelligence artificielle. NVIDIA confirme son statut de champion des puces électroniques avec une hausse de 1,63% à 110,15 dollars.
Le secteur des semi-conducteurs reste dynamique, Micron Technology grimpant de 2,09% à 88,71 dollars. Les plateformes de divertissement résistent : Netflix recule légèrement (-0,45% à 928,38 dollars) tandis que Warner Bros. Discovery chute de 4,85% à 10,21 dollars, pénalisé par des rumeurs de restructuration. Les attentes se concentrent désormais sur les prochains résultats trimestriels, qui pourraient donner un nouvel élan à ce marché en quête de repères.
Santé et pharmacie plombent le Dow Jones
Le secteur de la santé subit une correction sévère : Johnson & Johnson dévisse de 7,59% à 153,25 dollars après un avertissement sur ses perspectives annuelles, entraînant dans son sillage Merck (-2,94% à 87,12 dollars) et Pfizer (-3,16% à 24,54 dollars). Les biotechs ne sont pas épargnées : Moderna perd 4,20% à 27,16 dollars dans un contexte de baisse de la demande vaccinale. Seul Eli Lilly résiste mieux (-2,50% à 805,23 dollars), soutenu par l'espoir d'une autorisation accélérée de son nouveau traitement contre l'obésité.
Cette défiance des investisseurs contraste avec la solidité des valeurs défensives : Coca-Cola (+0,35% à 71,87 dollars) et Walmart (+1,18% à 88,83 dollars) limitent les dégâts sur le Dow Jones, reflétant une stratégie de prudence face aux incertitudes macroéconomiques.
Entreprises cycliques et énergie : un marché à deux vitesses
Le secteur énergétique montre des signes de fragilité : Chevron (+0,73% à 168,51 dollars) et ExxonMobil (+0,09% à 119,04 dollars) peinent à capitaliser sur la remontée des cours du pétrole. Les transporteurs aériens souffrent : Delta Air Lines recule de 2,71% à 42,42 dollars, United Airlines perdant 1,23% à 68,20 dollars.
À l'inverse, les constructeurs automobiles surfent sur une potentielle reprise : General Motors gagne 0,49% à 47,26 dollars quand Ford recule (-0,90% à 9,94 dollars). Les valeurs ferroviaires et logistiques tirent leur épingle du jeu : Union Pacific (+0,39% à 237,17 dollars) et FedEx (-0,74% à 241,98 dollars) illustrent cette divergence sectorielle, alors que les analystes s'interrogent sur la soutenabilité de la consommation des ménages américains. A suivre lors de la prochaine séance !