CAC 40 : le luxe et la consommation portent la cote, STMicro décroche de 4%
À la mi-journée ce vendredi, le CAC 40 progresse de 0,34% à 8 272,49 points, dans une séance nettement orientée à la hausse mais marquée par une fracture sectorielle. Sur les quarante valeurs de l'indice, 33 évoluent dans le vert contre seulement 7 dans le rouge, signe d'un courant acheteur large mais ciblé sur quelques thématiques bien identifiées.
Une séance parisienne sous le signe du luxe et des spiritueux
La place de Paris évolue dans une ambiance constructive, dans le sillage de Wall Street qui a clôturé la veille en hausse de 1,73% pour le Dow Jones et de 0,41% pour le S&P 500. En Europe, les autres grandes places affichent des progressions plus mesurées : le DAX gagne 0,13%, le FTSE 100 grappille 0,23% et le STOXX 600 avance de 0,11%.
Le CAC 40 fait donc figure de bon élève européen ce vendredi, porté par la vigueur de ses valeurs phares du luxe et de la consommation. Le SBF 120, à 6 278,69 points, progresse dans des proportions équivalentes à celles de l'indice phare (+0,35%). La dispersion très marquée entre hausses et baisses traduit une rotation sectorielle nette plutôt qu'un mouvement d'ensemble homogène.
Côté Asie, la tonalité était plus contrastée à la clôture, avec un Hang Seng en repli de 1,15% et un Nikkei 225 en baisse de 1,31%, sans véritable incidence sur l'ouverture européenne.
Pernod Ricard, Hermès et L'Oréal tirent l'indice vers le haut
Le haut du tableau est trusté par les valeurs de consommation premium. Pernod Ricard s'adjuge la première place avec un bond de 2,59% à 62,70 euros, signant le plus fort rebond de l'indice. Euronext suit de près (+2,36% à 143,40 euros), profitant d'un courant acheteur sur les valeurs financières européennes.
Hermès International progresse de 2,24% à 1 618 euros. Le sellier a annoncé que sa filiale britannique John Lobb construira une nouvelle manufacture à Northampton à l'horizon 2029, confirmant l'ancrage industriel du groupe dans son segment artisanal historique. Publicis avance de 2,13% à 91,12 euros, après la nomination de Javier Campopiano au poste de Chief Creative Officer de Leo Constellation pour les Amériques et la péninsule Ibérique. L'Oréal complète le quintet de tête avec une hausse de 1,97% à 378,20 euros, prolongeant la dynamique du compartiment.
STMicroelectronics, ArcelorMittal et Schneider Electric à la peine
Le contraste est saisissant du côté des baisses, peu nombreuses mais marquées. STMicroelectronics chute de 4,06% à 64,01 euros, plus forte baisse de l'indice ce vendredi midi. Le franco-italien des semi-conducteurs, qui a pourtant dévoilé en milieu de semaine un capteur de vibration intelligent doté d'une IA embarquée destiné à la maintenance industrielle, subit un repli sensible. Le secteur technologique européen évolue plus globalement à contre-courant du mouvement haussier observé sur la cote parisienne.
ArcelorMittal recule de 2,90% à 60,34 euros, pénalisé par le compartiment des matières premières. Schneider Electric cède 2,43% à 275 euros, au lendemain de l'annonce du lancement d'une obligation convertible de 800 millions d'euros à échéance 2034, assortie d'une offre de rachat sur celle arrivant à maturité en 2030. Legrand suit la même tendance avec un recul de 1,53% à 145,10 euros, tandis que Safran s'effrite de 0,43% à 299 euros. La séance illustre une nette préférence du marché parisien pour les valeurs de consommation et de services au détriment de la tech et de l'industrie cyclique.