Le CAC 40 franchit les 8 200 points porté par le luxe, STMicro décroche
À la mi-journée ce jeudi, le CAC 40 progresse de 0,61% à 8 200,34 points, soutenu par un rebond marqué des valeurs du luxe et de la technologie française. La séance parisienne se distingue nettement de la tonalité prudente observée sur les autres places mondiales, où Wall Street et l'Asie évoluent dans le rouge.
Une séance parisienne à contre-courant
Avec 32 valeurs en hausse pour seulement 8 en baisse, la cote parisienne affiche une nette domination des acheteurs en cette mi-journée. Le contraste est saisissant avec les autres grandes places : le Nasdaq recule de 0,89%, le S&P 500 cède 0,74%, et la séance asiatique s'est achevée dans le rouge avec un Hang Seng en repli de 1,48% et un Nikkei en baisse de 1,36%. En Europe, le DAX progresse modérément de 0,34%, tandis que le FTSE 100 londonien décroche de 0,72%. Paris fait donc cavalier seul, porté par ses poids lourds de la cote.
L'ambiance reste néanmoins surveillée sur fond de tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, alors que Washington évoque la possibilité d'un accord avec Téhéran ce week-end, sans que les discussions n'aient pour l'instant débouché sur des avancées concrètes selon la partie iranienne.
La tech et le luxe mènent la danse
La plus forte progression du jour revient à Capgemini, qui bondit de 6,4% à 104 euros, signant de loin la meilleure performance de l'indice. Le groupe de services numériques entraîne dans son sillage Dassault Systèmes, en hausse de 4,52% à 19,89 euros, confirmant le retour en grâce de la technologie tricolore sur cette séance.
Le luxe constitue l'autre moteur de la matinée. Kering avance de 2,68% à 250,60 euros, suivi de près par EssilorLuxottica (+2,53% à 174,05 euros) et LVMH (+2,43% à 472,05 euros). Le franco-italien EssilorLuxottica a par ailleurs précisé ce jeudi le schéma de paiement de son dividende 2025, avec l'émission de 957 954 actions nouvelles complétée d'un versement en numéraire pour les actionnaires n'ayant pas opté pour le paiement en titres.
STMicro lourdement sanctionné, Schneider sous pression obligataire
À l'opposé, STMicroelectronics accuse la plus forte baisse du CAC 40, lâchant 4,85% à 65,17 euros. Le repli intervient alors même que le fabricant de semi-conducteurs a progressé de plus de 10% après avoir relevé ses ambitions pour son activité dans les centres de données, visant désormais environ 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires en 2026, contre un peu plus de 500 millions précédemment. UBS a par ailleurs relevé ce jour son objectif de cours de 49 à 80 euros, en assortissant la valeur d'une recommandation à l'achat.
Schneider Electric recule de 1,85% à 278,20 euros, au lendemain de l'annonce du lancement d'une Océane de 800 millions d'euros à échéance 2034, assortie du rachat de l'obligation convertible existante arrivant à échéance en 2030, pour un montant nominal de 650 millions d'euros. ArcelorMittal cède de son côté 1,21% à 60,52 euros, malgré un relèvement d'objectif de cours par Kepler Cheuvreux, qui passe de 60 à 73 euros avec une recommandation à l'achat. Legrand (-0,54%) et Danone (-0,44%) ferment la marche, dans des proportions limitées.