CAC40 : Legrand s'envole de près de 6% et Orange dévisse
Le CAC 40 progresse modestement de 0,18% à 8 462,5 points en milieu d'après-midi, dans une séance à la dispersion étroite où les hausses et baisses s'équilibrent presque parfaitement. L'attentisme domine à quelques heures de la première décision de politique monétaire présidée par Kevin Warsh à la Fed, tandis que les discussions du G7 d'Évian sur l'Iran maintiennent une tension sourde sur les marchés.
Une séance suspendue aux mots de la Fed et au G7 d'Évian
Le rythme des échanges reste mesuré ce mercredi. Le CAC 40 grappille quelques points, dans le sillage d'un STOXX 600 en hausse de 0,35%, tandis que le DAX cède 0,07% et que le FTSE 100 recule de 0,13%. La photographie est celle d'un marché européen en ordre dispersé, à l'image du compteur du jour à Paris : 19 valeurs en hausse, 20 en baisse, une stable.
La toile de fond est doublement chargée. D'un côté, le Comité de politique monétaire de la Fed conclut sa réunion ce soir, la toute première dirigée par Kevin Warsh, dans un contexte où les opérateurs anticipent très majoritairement un maintien des taux directeurs. Le nouveau « dot plot » et le ton de la conférence de presse sont attendus comme les véritables marqueurs de la séance. De l'autre, le G7 réuni à Évian-les-Bains examine un mémorandum américain visant à mettre fin à la guerre avec l'Iran, avec à la clé la perspective d'une réouverture graduelle du détroit d'Ormuz. Cette détente potentielle pèse sur la prime de risque géopolitique attachée au pétrole, sans pour autant déclencher de mouvement franc sur les actions parisiennes.
Legrand et Schneider Electric tirent la cote, Thales porté par Eurosatory
En tête du palmarès, Legrand s'envole de 5,91% à 146,90 euros, signant la plus forte progression de l'indice de loin. Le compartiment des équipements électriques est en pleine effervescence : Schneider Electric suit avec une hausse de 2,94% à 285,10 euros. Les deux poids lourds de l'électrification dominent le tableau d'affichage parisien.
La défense reste également bien orientée. Thales progresse de 1,18% à 230,80 euros, alors que le groupe a dévoilé lundi à Eurosatory, aux côtés de Renault, le 4 Troop, véhicule militaire multi-rôles intégrant communication sécurisée, drones et intelligence artificielle. Saint-Gobain gagne 1,17% à 79,42 euros, le groupe ayant annoncé la cession de son activité Dahl dans les pays nordiques au finlandais Kesko pour une valeur d'entreprise de 1,518 milliard d'euros. Société Générale complète le quintet de tête avec une avancée de 1% à 77,95 euros.
Orange chahuté, EssilorLuxottica et Stellantis sous pression
À la peine, Orange décroche de 4,23% à 16,77 euros, lanterne rouge de l'indice. L'opérateur subit une double actualité : Barclays a réinitialisé sa couverture à « pondération en ligne » avec un objectif de 17 euros, et le groupe a annoncé le lancement d'une nouvelle obligation hybride assortie d'une offre de rachat sur certaines souches existantes.
EssilorLuxottica abandonne 2,94% à 178,15 euros, malgré l'annonce mardi d'un accord avec Applied Materials pour développer des systèmes optiques destinés aux lunettes intelligentes et à la réalité augmentée. Le compartiment cyclique souffre également : Stellantis cède 2,09% à 5,85 euros et ArcelorMittal recule de 1,99% à 58,04 euros, dans un contexte où les chiffres chinois publiés cette semaine confirment une consommation et un investissement en repli, premier signal négatif sur la demande mondiale en métaux et en biens cycliques depuis fin 2022. Carrefour ferme la marche du palmarès défavorable, en baisse de 1,53% à 16,36 euros.