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Dernière mise à jour : 09/12/2025 - 14h53
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Le CAC 40 cède 1,86% en clôture, emporté par la nervosité préalable aux résultats Nvidia

La Bourse de Paris a terminé la journée du mardi 18 novembre en net repli, avec le CAC 40 accusant une baisse de 1,86% dans un contexte de volatilité accrue. Les marchés sont restés tendus tout au long de la séance, travaillés par l'anxiété que suscite l'imminente publication des résultats trimestriels du géant américain de l'intelligence artificielle. Cette prudence s'inscrit dans un mouvement de correction plus large, après les gains spectaculaires enregistrés depuis le printemps. Les secteurs sensibles aux cycles économiques ont particulièrement souffert, tandis que quelques valeurs défensives ont limité la casse, sans pour autant inverser la tendance globalement baissière.

Le CAC 40 cède 1,86% en clôture, emporté par la nervosité préalable aux résultats Nvidia
Temps de lecture : 2 minute(s) - Par La rédaction | Mis à jour le 18-11-2025 17:29 | Publié le 18-11-2025 18:09

L'automobile et le luxe plongent, secteurs cycliques emportés par le doute

Le secteur automobile a connu une débâcle remarquable mardi, incarnée par les effondrements spectaculaires de Stellantis et Renault. Stellantis, le géant franco-italo-américain, a plongé de 4,45%, établissant un nouveau plancher pour la journée. Renault, de son côté, a abandonné 3,82%, confirmant les inquiétudes persistantes quant à la capacité du constructeur français à naviguer les turbulences du marché. Ces dégringolades reflètent les craintes profondes des investisseurs concernant la résilience du secteur face à un potentiel ralentissement économique global. Le secteur du luxe n'a guère échappé à cette tourmente. Pernod Ricard a chuté de 3,59%, tandis que le géant du secteur LVMH a reculé de 2,04%. Hermès a également souffert avec un repli de 2,12%. Ces dégâts dans le luxe traduisent l'aversion des investisseurs pour les valeurs jugées plus sensibles aux soubresauts économiques. Capgemini, le fleuron français de la transformation numérique, a également déroulé dans cette atmosphère morose, perdant 3,19%, victime probable des mêmes angoisses concernant les perspectives de dépenses informatiques en cas de ralentissement. Cette débandade commune à ces secteurs illustre clairement comment les doutes macro-économiques imprègnent l'ensemble de la place parisienne, incitant les portefeuillistes à s'alleger sur les positions jugées les plus exposées aux cycles économiques.

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Les défensifs font piètre figure : aucun refuge solide face à la baisse générale

Dans un contexte où la panique domine largement, même les valeurs réputées défensives n'ont pu se soustraire à la vague vendeuse. Euronext, le gestionnaire des bourses européennes, s'est distingué en parvenant à progresser de 1,27%, constituant la rare lueur positive du jour. Une performance quasi solitaire qui illustre bien l'ampleur de la débâcle. Les énergéticiens, traditionnellement recherchés en périodes d'incertitude, se sont avérés incapables de jouer leur rôle de parachute. EDF n'a pu retenir les investisseurs, tandis que TotalEnergies a dévissé de 1,88%, emporté par les craintes de ralentissement du cycle économique mondial. Engie et Orange, réputées comme des placements de sécurité, ont eux aussi reculé, avec des baisses respectives de 0,50% chacun, demeurant parmi les perdants les plus modérés du jour. Cette faiblesse même des défensifs révèle la profondeur du revirement de sentiment. Les investisseurs, loin de chercher refuge dans les valeurs stables, ont opté pour une liquidation plus générale. Danone, valeur très défensive du secteur alimentaire, a cédé 0,66%. Les services publics et l'immobilier n'ont également fourni aucune protection efficace. Veolia Environnement a perdu 1,34%, tandis qu'Unibail-Rodamco a reculé de 0,75%. Cette absence de refuge traduit l'ampleur des préoccupations qui envahissent les salles de marché.


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Nvidia polarise l'attention, la volatilité s'accroît face aux incertitudes macro-économiques

L'attention de l'ensemble des acteurs de marché reste captivée par l'imminence de la publication des résultats de Nvidia, événement susceptible de redéfinir les trajectoires des marchés pour les semaines à venir. Les investisseurs pressentent que le colossi de l'intelligence artificielle doit poursuivre son impressionnante série de surprises positives pour justifier les valorisations extrêmement élevées accumulées depuis avril dernier. Le secteur technologique, bien que affichant des multiples élevés, ne présente cependant pas le même degré d'exubérance que celui observé lors de la bulle Internet ou du krach japonais de 1990, selon les analyses circulant en salle. Cependant, cette prudence relative ne suffit pas à rassurer les marchés. Wall Street avait déjà plongé lundi, avec le Dow Jones cédant 1,2% et le Nasdaq reculant de 0,8%. Un signal d'alarme particulièrement préoccupant est venu de la rupture de la moyenne mobile à 50 jours du S&P 500, indice technique qui suggère que les canaux haussiers accumulés depuis plusieurs mois sont désormais menacés. L'indice VIX de volatilité a bondi au-delà de 23, signalant un stress croissant. Au-delà de Nvidia, d'autres publications économiques clés s'annoncent : les commandes à l'industrie américaine, les minutes de la Réserve fédérale pour demain soir, et surtout le rapport d'emploi américain prévu jeudi. Les responsables de la Fed ont récemment cherché à modérer les attentes quant à une baisse additionnelle des taux en décembre. Cette accumulation d'incertitudes explique largement l'humeur générale morose et justifie les prises de bénéfices massives observées mardi en clôture.